Au crampon affûté

Digressions philosophiques et sportives

30 octobre 2006

J moins 27

Pendant qu’un pompier volontaire recomptait ses doigts sur la pelouse du Rey (bombe artisanale lancée de la tribune marseillaise), les arbitres n’avaient toujours pas réglé leurs différents avec l’univers de la Ligue 1.
Le corps arbitral avait en effet modifié, pour la 11ème journée, le protocole d’avant match pour éviter de serrer la main aux entraîneurs. Ce qui, convenons-en à leur décharge, s’était déjà vu un matin d’octobre 1978 en cours d’école primaire lorsque le clan des jeans bleus n’avait pas salué volontairement (et malgré les remontrances des institutrices en colère) le club des pantalons en velours marron.
Il paraîtrait que tout s’améliorerait au passage à l’âge adulte mais rien n’est moins sûr. 

En attendant donc une grosse dizaine d’année, Lyon continue son cavalier seul sans masque de Zorro mais renard rusé qui fait sa loi, vainqueur, il l’est à chaque fois.
Nancy a bien essayé de faire son sergent Garcia mais l’irréaliste Carrew a signé du bout de son crampon un C qui veut dire champion.
Le suspens d’un match lyonnais est tel que je me vois contraint de boycotter les retransmissions en attendant les quarts de finale de Ligue des Champions.
Lyon 1-0 Nancy 

Les marseillais se féliciteraient presque de leur défaite tant l’esprit fut bon et retrouvé. Pourtant : 1-4, 1-4, 1-2 de rang, cela fait mauvais genre pour un prétendant aux trois premières deux premières places après Lyon.
Faut-il donc que la concurrence soit si mauvaise pour que l’OM conserve sa place de dauphin.
Cependant, le jeu fut plaisant et le score aurait pu pencher de leurs côtés si Nasri avait placé son plat du pied des familles, caviar évident, sous la barre quelques minutes avant la fin au lieu de satelliser le ballon.
Un penalty justifié fera gagner Nice.
Avant tout cela, il y eu un combat âpre (viril mais correct disent les spécialistes) marqué une alternance de prises de pouvoir et par les gueulantes d’Antonetti.
Rool marqua avec beaucoup de réussite des 16m (le commentateur de Canal+ dit : maîtrise) entre 6 jambes olympiennes après un mauvais dégagement au poing de Carrasso.
Pagis égalisa au terme d’une superbe action (centre, remise en une touche de Niang).
Nice 2-1 Marseille 

Troyes 3-1 St Etienne
L’expulsion très sévère de Piquionne (29ème) et malgré l’ouverture du score en première mi-temps fut préjudiciable pour les verts qui cédèrent en seconde période.
Concernant ce carton rouge, un module de psychologie avec option esprit du jeu sera à ajouter aux formidables cessions de formations estivales des arbitres. 

Le Mans 1-1 Lille
Lens 1-0 Auxerre

Il faut des matchs comme ceux-ci pour applaudir au bout du compte le réveil soporifique des bordelais grave à un Micoud des moyens soirs.
Bordeaux 3-1 Sedan 

L’expulsion de Pauleta, qui mériterait plus qu’un rouge, à la 90ème minute aura juste handicapé un rennais pendant quelques minutes pendant lesquelles il fut bien heureux de n’avoir pas de Djibril à la jambe sur l’agression.
Comme il n’y a pas de justice, Paris a gagné 1-0 suite à un slalom digne d’Hermann Maier (les spécialités de l’autrichien étaient la descente et le super G) d’Amara Diané. C’est fou ce qu’on peut faire lorsqu’on veut simplement éviter les tacles adverses.
Le match fut insipide comme un jeu rennais à l’extérieur du stade de la route de Lorient.
PSG 1-0 Rennes 

Nantes 1-0 Monaco
Mort au vaincu et malheur au gagnant qui reste toujours dans les reléguables.
Dans un match entre deux équipes dans lesquelles les adjoints ont pris le pouvoir (Georges Eo contre Le Dizet, Laurent Banide contre Bolöni), les canaris ont été plus réalistes.
Cela n’aura pas été sans mal car ils ont tout d’abord raté un penalty (généreux, 20ème) avant que Roma ne libère une frappe lointaine, reprise par Rossi et trompant Givet sur la ligne de but (27ème).
Plasil expulsé à la 43ème, tout devenait plus simple pour Nantes qui n’afficha pas une totale maîtrise.
Di Vaio, se permettait de rater un 1 contre 1 à la toute fin de match, prouvant que la saison monégasque ne sera pas rose. 

Toulouse 1-2 Sochaux
Le hold-up du week-end. Toulouse ouvrait le score suite à un énorme débordement (balle sortie en touche, grand pont du joueur sur l’arbitre) et pour se faire pardonner offrait l’égalisation à Sochaux sur une main merveilleuse d’à propos de Dieuze (penalty).
La ville rose se voyait oublier un penalty en seconde mi-temps pour le plaisir.
Le contre de la 86ème parachevait l’œuvre sochalienne pour leurs 3 points immérités mais comptables.

Lorient 1-0 Valenciennes
Le scénario extraordinaire d’Alexandre Ruiz, présentateur de Jour de Foot.
La note de 7/10 pour Le Pen en tant que gardien de but (note qu’il n’a pas souvent comme ailier).
Un gardien expulsé, l’autre blessé et hop, un joueur de champ dans les buts bretons qui résiste envers et contre tous les envahisseurs.
Les attaquants lorientais ont fait preuve d’une belle entente avec un fond de jeu intéressant. 

eqtype11

Sur l’équipe type :
Armand s’impose de plus en plus dans l’axe de la défense (est-ce parce qu’il n’y a personne d’autres ?)
Rool marque un but sans se faire expulser du match (et ça vaut une nomination).
Micoud, oui, il est là (mais plus personne n’embête Domenech pour le sélectionner en EdF).
Le lorientais était en forme.

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26 octobre 2006

Paris a les boules lyonnaises

La Coupe de la Ligue ne prête qu’aux riches et donc ne s’adresse qu’aux clubs professionnels, contrairement à la Coupe de France. On apprend également que cette Coupe ressortie des placards est aussi lucrative qu’une Coupe de l’UEFA. Bref. C’est drôle et ça se lit dans les Cahiers du football du mois.

Cependant, ce n’était pas l’argent qui faisait courir stéphanois et lyonnais hier soir.
Au terme d’un match enlevé et intéressant malgré l’ampleur du score, l’OM a tendu la deuxième joue en une seule semaine. Il y a des semaines comme ça dira t’on.
N’était-ce pas en une seule semaine que Lyon se faisait sortir l’an passé en Ligue des Champions et en Coupe de France ?
8 buts encaissés pour l’ex meilleure défense de L1 en deux matchs. Le Rhône en veut à ses bouches. 

Et que dire du match presque héroïque du PSG jusqu’à la 88ème ?
A la mi-temps de St Etienne – Marseille 2-0, je prévoyais la suite : mouais, quand ça commence comme ça, ça se termine mal, donc la défaite olympienne se voyait grosse comme une berline de joueur de L1.
Je prévoyais également un drôle de match pour le soir : mouais, les lyonnais vont trouver le moyen de se laisser battre par Paris, prouvant que la Coupe de la Ligue n’est pas essentielle et que Dhorasoo parti, c’était bien l’épine dans la chaussure à crampons de la capitale.

Il y eu cependant dans la partie un but hors jeu accepté à Lyon et une expulsion refusée sur le penalty parisien.
Stéphane Bré a du mettre du cidre dans son vin puisque ce n’était pas tout à fait le même arbitre que lors de PSG-OM. Cela dit, sa décision d’éviter la double sanction (penalty + rouge) sur le gardien est intelligente.

Mais Lyon, Carew mis à part et avec un Fred blessé, a forcé la décision.
Une équipe sûre de sa force est étonnante, comme la France à l’Euro 2000. Une sort de sentiment que rien ne pourrait arriver, que la machine tourne rond quoiqu’il arrive.
Donc, la saison de l’OL débute bien au printemps lorsque le titre français sera déjà dans les tiroirs et que la Ligue des Champions deviendra sérieuse.

Revoyons les objectifs :
L’OM veut la qualification pour la Ligue des Champions, ils sont deuxième en L1(et contrairement à l’affolement mesuré de Diouf, ça va).

L’OL veut tout. Ils n’ont rien perdu encore.

St Etienne est encore sur la route de l’Europe sur tous les tableaux.

Paris… bon bah ils ont perdu sans Dhorasoo, ce qui ne prouve rien, le contraire non plus.

 

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23 octobre 2006

J moins 28

Rennes 1-0 Nice
Lille 1-0 Lorient 

Les histoires de penalties se suivent et se ressemblent. Par contre, l’expulsion de Varrault le niçois à la 7ème minute de jeu a mis de l’animation dans les commentaires d’après match de F Antonetti. 

Sedan 2-2 Lens
Valenciennes 3-1 Troyes

Quel est le point commun de ces deux rencontres ?
L’animateur stadier, madame, l’animateur stadier! Et pas n’importe lequel : celle (donc une dame, d’où la spécificité sexiste) de Canal+ avec la speakerine du stade qui s’enflammait pour ses nordistes de joueurs préférés.
Et celui de Sedan, défait pendant 92 minutes jusqu’à l’égalisation mais n’ayant toujours pas coupé sa queue de cheval.
Dans l’accompagnement d’un match de foot, les émissions télévisées se concurrencent avec brio. 

Monaco 1-3 Toulouse
Nancy 1-0 Nantes

Le résultat du deuxième match prouve que le perdant du premier n’en aura pas forcément de meilleurs en changeant d’entraîneur.
M. Pastor, président de l’ASM, n’arrive pas à comprendre ce qui se passe dans son club et veut discuter en profondeur avec son coach Bolöni.
Autant Nantes a quelques antécédents de débuts catastrophiques pour arriver à relever la tête au dernier moment, autant l’insistance monégasque à jouer sans intelligence de jeu est étonnante à déjà moyen terme dans ce championnat.
Détail essentiel : Toulouse a joué en bleu car son rose portait trop à confusion par rapport aux couleurs du Rocher (si ça ce n’est pas de l’info, même que ce sont les monégasques qui ont prêté les maillots remplaçants). 

St Etienne 2-0 Le Mans
Sochaux 2-1 Bordeaux

Rien ne va plus chez les girondins. 

Es outsiders à l’Europe sont placés.
Si Nancy est l’agréable confirmation de la saison passée, Toulouse semble mieux entreprendre son championnat cette année (pour une fois que leur recrutement n’en jetait pas par-dessus le portefeuille), Lille jongle avec sa Ligue des Champions et perd quelques points en route, St Etienne fait les efforts nécessaires en l’honneur d’un luxe d’antan long à resurgir.

Puis, Lens, Bordeaux, Sochaux.

3. Nancy, 19 (+5)
................................
4. Toulouse, 18 (+4)
.................................
5. Lille, 17 (+4)
6. Saint-Etienne, 17 (+3)
7. Lens, 15 (+2)
8. Sochaux, 15 (+0)
9. Bordeaux, 15 (-2) 

Dans cette première moitié de championnat, il manque ces habitués : PSG, Auxerre, Nantes, Monaco.

Auxerre 0-0 PSG
Le score se commente de lui même.

OM 1-4 OL
L’OL étrille l’OM le jour du 1000ème match préfabriqué et retransmis par Canal+ (financé par Canal+ ?).

Le match n’a eu en fait qu’un intérêt très limité.
Coup franc de Juninho. But.
Après tout n’est qu’affaire de nuances entre les fautes d’inattention, de relâchement et de stupidité qu’auront pu faire l’équipe marseillaise.

Alors oui, le championnat est déjà joué à la dixième journée. Tous les journalistes se gausseront d’une éventuelle défaite lyonnaise sur un terrain gelé aux mottes drues, voir d’une accumulation (2, pas plus) de matchs nuls qui permettront aux adversaires de Lyon de revenir à 15 ou 12 points.
Il faudra être ingénieux pour constater un semblant de suspens dans la lutte pour le titre. 

Le pire dans tout cela reste l’absence totale de contestation possible.
L’équipe d’Houllier est une machine brute à gagner. Même l’arbitrage n’a rien pu faire hier soir, à part aider l’OM sur le seul but validé entaché d’un hors-jeu. 

Quelle frustration que ce trust de victoires.
Surtout quand, comme moi, vous éteignez la télé dix minutes avant la fin pour ne pas voir le calvaire jusqu’à sa lie et parce que bon, comme clôture d’un week-end pourri, c’était la meringue sur le soufflé. 

Et toujours le fait qu’il n’y a rien à redire, que Lyon est le plus fort, qu’il y a une logique implacable, que la patience est de rigueur avant de les contrecarrer.
Rendons à Aulas ce qui est à César et admettons le. 

En avant match, il y a eu l’élection de l’équipe des 1000 matchs de Canal+ (retenue par les consultants durant ces 22 ans) :

Barthez
Amoros / Blanc / Boli / Lizarazu
Deschamps / Juninho / Zidane
Anderson / Papin et je me rappelle plus le dernier (ça c'est de l'info).

 

 

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22 octobre 2006

Je noue

Dans le calendrier de la remise en forme, il y avait ce dimanche, le second match amical.
Trifouilly-les-oies à un tel fin fond de l’Oise que le terrain ressemblait à une pelouse Seine-et-marnaise.
On ne peut pas contester la présence d’un champ de betteraves lorsqu’on en voit un.

Afin de débuter raisonnablement dans une équipe, rien de tel qu’un poste de latéral qui ne monte que lorsque son état physique lui permet. Le fait est qu’après un mois et demi d’entraînements intensifs, les courbatures cessaient de plus en vite.
C’est ainsi que les débordements du n°12 adverse furent un tant soit peu maîtrisés.
Bien entendu, les trois buts dans lesquels il fut impliqué ne furent qu’un terrible hasard de coïncidences ultimes. J’avais bien trop séché en retard le n°8 guadeloupéen pour récidiver sur l’autre follet en feu.

Bref, peu importe la justesse d’intervention de l’équipe puisque je me trouvais bien au point.
Enfin, bien au point une action sur deux, puisqu’il me fallait bien reprendre mon souffle entre deux.
C’était une réalité, la seconde mi-temps ne pouvait qu’être exceptionnelle.
Enfin, c’est avant le drame.

Je n’avais pas supposé qu’en observant attentivement mes biceps de la cuisse pour noter leurs évolutions, ce serait le genou qui céderait.
Le gauche exactement.

Comme un grand, d’un classicisme extrême, les crampons moulés du pied gauche se plantent dans la terre molle du champ pendant que, d’un air décidé, je partais sur ma droite. Ça a fait crac, dans le dedans du genou.
Le temps de vérifier que tout fonctionnait non sans douleur, je repartais au combat (si ce n’est pas de l’abnégation professionnelle).

Ce ne fut que cinq minutes plus tard que le plus gros crac me mit à terre, pestant contre le sort et ce foutu terrain de merde.
C’est une évidence, j’en parlais à ma femme ce midi, ça arrive à tout le monde, surtout aux plus grands.

Et c’est bien le problème, en fait, je suis taillé pour jouer sur de beaux terrains, les grands joueurs sont ainsi.
En attendant, je mesure mes ligaments avec mon double décimètre.
 

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16 octobre 2006

J moins 29

Nice 3-0 Lorient
Belle prestation de Nice qui a mis en évidence l’absence préjudiciable de Fiorèse dans le camp lorientais. A moins que ce ne soit la présence de Steve Marlet qui fait éroder le granit défensif breton.
Nice quitte la zone rouge grâce à ce succès. 

Lyon 2-1 St Etienne
Derby ayant débuté à la 55ème minute et nous offrant enfin une belle confrontation. Une passe décisive et un but pour Juninho, ainsi qu’un penalty raté (qui d’ailleurs n’y était pas).
Les lyonnais auront su profiter de l’expulsion de Diatta pour passer d’un nul logique à une victoire qui fera toujours dire que cette équipe est taillée pour gagner quoi qu’il arrive.
A noter la bonne entrée en France du colombien de 20 ans, Guarin. 

Rennes 3-1 Auxerre
Frei peine à être remplacé au stade de la route de Lorient.
Utaka s’y est collé en signant un doublé. 36 buts en 137 matchs de L1 et un pointu des familles sur son second but.
Auxerre est passée complètement à côté de son match avec un premier tir cadré à la 68ème minute seulement.
Benoit Cheyrou l’auxerrois disait « On a pris le dessus les 5 premières minutes » (C+)
Certes, c’est une façon de relativiser une défaite.
Jeunechamp boitait bas à la fin du match. On croise les doigts pour ses croisés. 

Nantes 0-2 Sochaux
Les canaris sont lanterne rouge. Ça va donner du orange sur les maillots.
Le choc psychologique du changement d’entraîneur est passé. Nous entendons Le Dizet rire sous cape.
Nantes rate même un penalty préférant laisser Sochaux signer le but du break. 

Toulouse 3-0 Valenciennes
Les pitbulls du nord ont été piqués en 30 minutes, le temps pour la ville rose de marquer les 3 buts.
Opération séduction du président toulousain avec une promo : toutes les places à 5€.
Les mauvaises langues pourraient dire qu’il fallait bien ça pour attirer les spectateurs au stade pour voir Valenciennes.
D’ailleurs, je serais valenciennois… mais bon, je ne le suis pas.

Troyes 1-1 Lille
L’arbitre M. Castro a fait son Stéphane Bré en faisant retiré un penalty à cause du classique envahissement de surface au moment du tir.
Celui de Nantes – Sochaux fut moins regardant. 

PSG 4-2 Sedan
Faits marquants :
1. Yepes jouait.
2. Yepes n’a pas provoqué de penalty. Il faut dire que lorsqu’un sedanais entrait dans la surface, il restait au marquage à cinq mètres (dans le doute).
3. Yepes a même marqué un but.
4. PAF a réalisé le match parfait avec un centre en retrait qui trompe le gardien au premier poteau et une expulsion à la 43ème.
5. Le PSG marque 3 buts à 10 contre 11 et joue mieux avec un joueur de moins. L’absence de Dhorasoo était donc préparée depuis longtemps, prouvant la préméditation de son licenciement.
Guy Lacombe réagit « Il n’y a jamais eu de crise au PSG. J’ai vu ce qui n’allait pas et j’ai essayé d’arranger les choses » (C+).
Donc, tout est de la faute de Vikash, nous avons bien compris. 

Le Mans 0-0 Nancy
Malgré un beau match des manceaux et une expulsion nancéenne à la 54ème, sympathique prestation. Nancy s’installe à cette troisième place qui sied si bien à Lille ces dernières années. 

Bordeaux 1-0 Monaco
Comment une équipe sans fond de jeu et avec Micoud gagne contre une équipe sans fond de jeu et avec Köller ?
En fait, je ne sais pas. 

Lens 1–1 Marseille
Match nul sans doute logique dans la prestation des deux équipes. Encore un match qui s’anime à l’heure de jeu.
Mais les regrets peuvent sans aucun doute nourrir la semaine de préparation phocéenne avant le choc de dimanche prochain contre Lyon.
Une expulsion, 7 cartons jaune, 2 penalties.
L’arbitre M. Fautrel s’est laissé abuser par Hilton, défenseur et tricheur de son état.
Ou, comment provoquer un penalty avec une fourberie digne des meilleurs prestations de Fiorèse et Ravanelli cumulée.
J’attrape la main de Cana et mime le ceinturage avant de se laisser tomber en braillant.
Fiorèse, justement, pour simulation avait été, puni par la Ligue. A suivre, peut-être.

Lyon a 5 points d’avance.

 

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12 octobre 2006

Faire ohé, ohé

Qu’y aurait-il à retenir du match France – Iles Féroé ?
A part qu’il a commencé pendant que la défaite des Espoirs s’affirmait en Israël et que Dhorasoo pouvait se faire victimiser. 

5-0, le contrat est rempli. Ce que ne pouvait pas dire le président du PSG, Alain Cayzac, à propos de son joueur.
Tous les attaquants ont marqué, ce que ne peut pas dire le sélectionneur des Espoirs, René Girard, après la défaite 1-0 en Israël dans le match retour des barrages. L’équipe de France Espoirs n’ira pas à l’Euro 2007, ni aux JO, ce qui est vraisemblablement inadmissible pour la France. 

Trezeguet se rassure et remercie ses coéquipiers suite à son doublé, inscrit en fin de match face à une équipe à genoux physiquement. Deux buts marqués face aux Iles Féroé, voilà qui n’assurera pas forcément une place de titulaire dans l’équipe de Raymond.
Raymond a reconduit tactiquement son 4-4-2 qui avait fait défaut en Ecosse. Il part donc dans une direction à contre-courant des résultats précédents où l’équipe de France s’imposait comme une formidable machine de contres. 

L’équipe était fortement déséquilibrée à droite auprès du duo Sagnol-Ribéry alors que le côté gauche ne trouvait pas forcément d’automatismes avec l’entrée d’Escudé. L’homogénéité de France – Italie est déjà loin. 

Il a lancé plusieurs nouveaux avec Toulalan, Escudé et plus tardivement Clerc. De quoi se faire les dents face à une faible opposition.
Aussi faible qu’elle soit, le match fut loin d’être parfait avec de nombreuses imprécisions dans les passes, dans le jeu, avec des franches marques de précipitations.
En fait, à la vue de l’ensemble des occasions provoquées, 5-0 est un mauvais score.
Tirs de loin maladroits, enchaînements irréguliers, il y a des confrontations qui ne motivent pas le téléspectateur, habitué au caviar des Ligues des Champions et Coupes du Monde.
Le public sochalien, défloré par la présence de l’équipe nationale fut parfait et joyeux dans ce contexte paisible. 

L’essentiel est là et le prochain match, au printemps 2007 en Lituanie a tout du match interdit à la défaite ou au nul puisque seuls 2 des 4 premiers seront qualifiés et se tiennent dans un mouchoir en papier. 

JM Larqué et Thierry Gilardi se tiennent de plus en plus droits face à leurs micros et ne laissent que peu de place à la joute verbale. L’embauche d’un Paganelli pourrait les aider à détendre l’atmosphère. 

France – Iles Féroé, finalement nécessaire mais pas indispensable.

 

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08 octobre 2006

Des fêtes en kilt

Comment la France a-t-elle pu perdre ce match ?

Il suffisait d’affirmer que c’était la meilleure équipe sur le papier ou de rappeler que les tricolores ne perdaient plus depuis longtemps à l’extérieur.

Les vice-champions du Monde font peur. C’est redevenu une réalité depuis la conquête inachevée de Berlin. Ceci explique sans doute pourquoi les écossais avaient décidé de jouer derrière dans une sorte de 4-5-1 ou 5-4-1 avec Mc Fadden en pointe qui ne dépassait que rarement son propre milieu de terrain.
Nous retrouvions la configuration d’une équipe de France se devant de faire le jeu face à une équipe regroupée, compacte effectuant un pressing intensif dans sa moitié de terrain. 

Pour répondre à cette situation supposée, Raymond avait choisi un 4-4-2 avec Henry et Trézéguet devant en espérant les voir recevoir des ballons des milieux offensifs Ribéry et Malouda.
Henry, comme à ses nouvelles habitudes depuis août décrochait pour aller animer aussi le jeu offensif.
Défensivement et au milieu, que du classique avec un remplacement poste pour poste de Gallas par Boumsong (ex-écossais de club). 

Le contexte
Hampden Park, troisième stade de Glasgow après Ibrox Park des Rangers et Celtic Park, la bière coulait à flots dans les tribunes. L’ambiance britannique était attendue au rendez-vous et les engagements souvent limites des écossais ravissaient de connaisseurs spectateurs.
Plus le tacle est haut, plus la ola est belle (mémoire d’un écossais au teint rougeaud et aux cheveux roux).
Il fallait bien un arbitre conciliant pour laisser l’Ecosse terminer à 11 car un Stéphane Bré en petite forme aurait expulsé au moins 15 joueurs dont 4 remplaçants et 3 entraîneurs adjoints.
Anecdote non exceptionnelle : il pleuvait. 

La domination stérile (mode SM)
Effrayante première mi-temps où l’Ecosse ne sortait pas son terrain et où la France s’est crée toutes les occasions avec une animation de jeu intéressante mais sans aucune réussite, à l’image du coup franc d’Henry à la 8ème renvoyé par le poteau et la tête involontaire du gardien.

Autant, souffler n’est pas jouer mais dominer n’est pas gagner. Quelle frustration dans le jeu où le ballon se récupère invariablement côté français et tourne autour de la défense écossaise bien en place avant de trouver une percée ou une accélération avant un centre dégagé dans la lande brumeuse des lacs du Connemara.
La baballe ne rentrait pas dans les filets.
Assez curieusement pendant la pression tricolore qu’on ne refusait pas aux comptoirs des bars d’alentour, beaucoup de passes courtes étaient maladroites, comme pour rendre de temps en temps le ballon à la patrie de Sean Connery.

Le cas David et sa nouvelle dernière chance
A croire que nous ne sommes pas faits pour cette tactique ou que David Trézéguet a un sélectionneur qui ne lui réussit pas mais le joueur de Série B n’a pas touchée une canette avec une absence flagrante de poids, qu’il soit offensif ou de fixation. Sa sortie à la 62ème minute est d’une logique implacable.
Comment aider David ? 

Le but (67ème)
Sur coup de pied arrêté (corner) et suite à un marquage large. Bref, comme d’habitude pour nos français depuis bien des matchs. 

L’après but
Les écossais prenaient confiance et sortaient (en contre) plus fréquemment pendant que les tricolores s’acharnaient consciencieusement à construire leurs attaques.
Il serait inutile de décrire toutes les occasions de but provoquées pendant 94 minutes à moins de vouloir se faire bobo. 

La conclusion
Manque de réalisme flagrant, quelques erreurs inhabituelles suite aux caviars offerts depuis plusieurs mois, c’est étonnant.
Première défaite en match officiel de l’ère Domenech.
Je disais que si
la France perdait, il s’agirait d’une faute. C’est une faute.  

Si je vous disais qu’il m’est arrivé exactement pareil dimanche matin à Verneuil sur Halatte en perdant 2-0 lors d’un match parfaitement maîtrisé, vous ne me croiriez pas.

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06 octobre 2006

Le pois des cosses

Le journaliste est plaisant.
Il en faut des efforts à chaque match de l’équipe de France pour houler le débat.
Après le match piège géorgien dans une ambiance de feu du stade de Tbilissi, il s’agit du combat écossais de l’Hampden Park de Glasgow.
D’abord 60 000 supporters géorgien surexcités comme lors d’une feria andalouse arrosée de rhum-orange-sangria qui veulent en découdre avec les vice-champion du Monde.
Maintenant, l’engagement britannique et des tacles au genou de fougueux hommes fiers qui n’ont pas oublié les steppes des batailles de William Wallace.

Et les petits joueurs tricolores qui doivent être impressionnés et qui doivent perdre leur sang froid face à ces adversaires plus que respectables car, n’oublions pas qu’il n’existe plus de petites équipes.
Comme dit Luis Fernandez dans son émission, c’est fini le temps où les îles Féroé, le Luxembourg et autres petites nations repartaient avec des valises en plus de leurs sacs de sports d’amateurs.

Dis moi Luis, écoute ça :
Iles Féroé 0-6 Géorgie, Ecosse 6-0 Iles Féroé, Saint Marin 0-13 Allemagne, Angleterre 5-0 Andorre.
Ça te cause ces quelques résultats des premières journées des éliminatoires 2006-2007 ?

Sur le papier, la France est championne du Monde avec la meilleure équipe. Ouais.
Alors malgré le contexte terrifiant de Glasgow, des adversaires, qui, c’est fou, veulent gagner aussi, nos petits bleus doivent montrer leur supériorité.
Tous les joueurs présents sont habitués aux ambiances grâce à leurs expériences européennes en clubs ou déjà internationales pour la majorité des sélectionnés qui étaient déjà à la Coupe du Monde.
Alors côté résistance à la pression, nous avons vu pire.

L’Ecosse est leader du groupe de la Mort qui tue pour le moment à la différence de buts devant la France.
Il s’agit donc d’un duel au sommet entre l’Ecosse, appelée pour être au final 4ème derrière la France, l’Italie et l’Ukraine et un favori évident.
Il faut que le journaliste explique que le statut national de favori est un véritable piège pour ces joueurs vides dans leurs crânes et qui peuvent se laisser influencer en laissant aller un match facile.
Ce sont des professionnels ces gars là.

Donc, ils perdent et c’est une faute.
Donc ils font match nul et nous trouverons peut-être des circonstances atténuantes (les sangliers ont mangé des cochonneries, il fait froid en Ecosse, le supporter était méchant, il nous a insulté).
Donc, ils gagnent : c’est logique et il faut tout de même les féliciter.

Respectons donc nos adversaires pour la valeur qu’ils ont, sans faire de fausse modestie.
Même si un Mlada Boleslav est capable d’éliminer Marseille…

 

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01 octobre 2006

J moins 30

Sochaux 0-1 Lyon
Puisque les bons terrains lisses facilitent les bonnes équipes, les trombes d’eau envahissant Bonal hier après midi auraient pu permettre aux lionceaux sochaliens de tenir contre Lyon.
Mais la météo ne fut pas clémente et la seconde mi-temps, malgré une bonne prestation de Sochaux, les vit perdre sur un tir de vingt mètres de Wiltord.
Quel bonheur pourtant de voir ce ballet nautique des 45 premières minutes.
Donc, Lyon a gagné. C’est lassant. 

Valenciennes 2-0 Bordeaux
De l’équilibre fragile du dauphin de Lyon l’an passé qui ne trouve absolument pas son jeu cette année. Après une défaite méritée contre Eindhoven en Ligue des Champions, ce sont les gars du nord qui démontre leurs qualités de bouledogue. 

Monaco 2-1 Le Mans
Match de la dernière chance avant la prochaine pour l’équipe du Rocher.
Le breton Stéphane Bré ne voit plus de penalties dans les surfaces. L’excès de zèle du début de saison était donc bien ridicule.
Exploit de Yaya Touré sur le premier but. Oui, enfin, dans les cours de récré et dans les clubs normaux, on appelle ça un but personnel. Zyva, le personnel qui donne pas le ballon à tes copains.
Voyons y plutôt un signe d’un collectif étrange pour Monaco où la liberté de chacun s’exprime à défaut d’un collectif rodé.
Monaco aura sué des litres de peur avant de marquer à la 80ème minute pour remporter le match contre une équipe mancelle sans reproche.
La présence de Marc Keller, ex-dirigeant strasbourgeois pour le succès qu’on lui connaît (Strasbourg, 6ème en Ligue 2 cette année) a-t-elle un rapport avec les performances de l’équipe ?
Ou s’agit-il du recrutement (voir photo, l’attaquant de pointe, sur l’écran à droite de Philippe Doucet).
 

recrueASM

 

Nancy 2-1 Lens
Lorsqu’une équipe comme Nancy flirte avec le podium, la question est : pendant combien de temps cela va-t-il durer ?
Il fallait s’interroger pour Lille voilà trois ou quatre ans pour les résultats stables qu’on a reconnu (cette année encore ?).
Alors il va être dit que Nancy profite des indéfectibles défauts du PSG, de Monaco et de quelques équipes plus fortes.
Mais Nancy a aussi éliminé un des leaders de la Bundesliga de très belle manière en Coupe d’Europe.
Nancy a un staff technique stable depuis plus de deux ans, un groupe intéressant, serait-ce le nouveau Lille… 

Marseille 3-0 Toulouse
Décidément, ces maillots roses toulousains, il faudra s’y faire. Force est de constater qu’ils n’impressionnent pas l’adversaire.
Trois buts en 5 minutes et le sort était jeté sur la rencontre pour un dynamique de jeu retrouvée pour les olympiens.
Même sans Ribéry, suspendu, avec Nasri qui prend du galon à chaque match, l’Ohème pourrait bien ne pas recommencer ces erreurs des années passées et lutter contre son inconstance. 

St Etienne 1-0 PSG
Guy Lacombe : « «C'est un but que l'on prend en minimes mais pas à ce niveau-là » (L’Equipe.fr)
Avec une ambiance de cour de maternelle dans les vestiaires, comment s’attendre à mieux ?
Sans dominer tout le match les verts ont marqué un but, suffisant face à une attaque parisienne maladroite où le seul Pauleta ne peut se démultiplier. 

Dhorasoo, après avoir été grondé, passe devant le dirlo ce matin. Sera-t-il renvoyé de l’école parisienne ?
Pourra t-il se consacrer à sa nouvelle carrière de cinéaste mateur ?
Vous le saurez dans les prochaines aventures du PSG.

Aussi :
Sedan 1-0 Rennes

Auxerre 1-0 Nantes

Lorient 0-0 Troyes Le seul fait marquant du match fut la blessure de l’arbitre de touche. 

Lille 1-0 Nice
Aucune détermination de la part des deux équipes, match sans intérêt et accidentellement une erreur de la défense niçoise qui ouvre le chemin pour le lillois Fauvergue. 

Voilà 4 matchs qui nous rappellent que l’embellie de buts du début de saison n’était qu’une comète dans le firmament de la Ligue 1. Nous voilà revenus à des sobres moyennes dignes des saisons passées.

Posté par barnabe à 10:53 - Assaisonné en 2006-2007 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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