13 septembre 2007
Chardon ardent
C’est vrai, ok, j’avoue, je ne me suis pas levé pour l’hymne. J’étais
simplement floqué du maillot bleu assis sur mon canapé, les jambes croisées
pendant que ma femme ne cessait de pérorer contre ces joueurs qui ne font même
pas semblant de chanter.
Je ne répondais pas et elle continuait à parler. Je faisais
simplement des hum, hum parce que j’ahanais les paroles dans ma tête. Il y a
des moments comme cela où, se faire égorger sa femme jusque dans nos bras,
pourrait soulager.
Mais le match démarrait déjà dans une totale inattention, sans
vraiment de concentration. Ces britanniques (ça leur fait du bien d’entendre
ça) nous avait déjà gâché la soirée l’an dernier, comme une sorte de fausse Italie.
Ils ne pouvaient pas recommencer au Parc. Ah oui, c’était au Parc des Princes. Je
n’entends plus Parc et bleus. Ça ne sonne plus très bien ensemble depuis novembre
1993. Oubliés les coups francs de Platini qui débloquaient les rencontres de
qualification.
Lassana Diara n’est pas un vrai latéral qui déborde, élargit le
jeu et crée des décalages, Abidal aurait pu en être un mais ce n’était pas la
soirée de son compère Malouda (à par un seul tir, presque de dépit).
La défense fut irréprochable sauf sur le dégagement de Gordon sur
lequel ils n’ont pas serré le marquage de Mac Fadden. Cela dit, qui aurait pu
imaginer qu’après une heure de jeu de tranchées dans leur moitié de terrain, un
écossais allait miner Landreau de 30 mètres.
Donc Landreau n’a rien eu à faire de très sérieux, une bonne
interception sur un centre, un autre tir capté puis la savonnette de Mc Fadden.
Donc, il ne faut pas sélectionner un gardien du PSG au Parc, voilà ce que ça
donne.
Viera aurait pu laisser sa place à Toulalan puisqu’il n’apporta
aucune valeur ajoutée. Un match en trop par rapport à sa condition physique.
Maké ok. Ribéry était dans sa partition, ainsi qu’Anelka. Comme
d’habitude, Trezeguet n’a pas eu de ballons exploitables. Le refrain revient. Puisque
l’équipe ne joue pas pour lui (il parait que la Juve le fait), apporte t-il
vraiment quelque chose de plus ? Hormis son statut.
Alors quoi ?
Domenech s’enferme dans son 442 dont il n’a toujours pas démontré
son efficacité. Défensivement, peut-être. Mais pas offensivement.
La rentrée de Benzéma et de Nasri a redynamisé le jeu. Sûr que les
écossais étaient alors plus fatigués face à la rapidité des jeunots.
L’envie d’un Benzema aurait été meilleure que celle de Malouda.
Un nouvel essai de Nasri meneur … Un peu plus de technicité pour éliminer les adversaires.
Puisque la voie des airs était fermée, que l’enchaînement de passes impossible à
cause de la concentration de joueurs, il fallait être plus vif et proposer plus
de dribbleurs pour décaler et trouver les attaquants. Presque trop de
construction il y eu.
Voilà, j’ai fait mon sélectionneur.
En fait, tout est énervant.
Comment une équipe ayant ce style unique peut gagner contre une
autre qui 75% de possession de balle ?
C’est une question de morale plutôt que d’un aspect sportif. Il
y aura toujours une Grèce imbuvable qui gagnera et démontrera le contraire. Et
puis ces commentateurs et leur fighting
spirit. Où est l’esprit combattant dans la tactique du porc-épic ? Où
est l’honneur ?
Donc, il faut soit interdire ces équipes de participer aux
compétitions, soit ne pas les louer.
Heureusement, ma femme était à sa lecture quand la France encaissa
le but honteux. Je n’eus pas à subir les quolibets. Nous ressortons le manque
de chance, de réussite, que c’est toujours la même chose : dominer n’est pas
gagner.
La France fut mauvaise. Thuram le dit d’ailleurs. Meilleure
analyse que Domenech clamant qu’il n’a rien à reprocher à ses joueurs. Faut-il
donc quelqu’un qui lui reproche, à lui, sa gestion du match.
Merde alors.
08 septembre 2007
Changement de ballon
Doit-on s’attendre à un week-end national pourri. Une défaite contre l’Italie à San Siro et ce serait deux soirées gâchées.
Je pouvais être debout face à l’hymne
tricolore du Stade de France lorsque la sixième Coupe du Monde de rugby s’ouvrait,
ça ne servait pas à grand-chose. Quatre vingt minutes plus tard d’un match
incroyablement raté, d’interceptions convenues, d’imprécisions, de stress coupé
au couteau et l’ouverture se fermait. Alors ça n’en sera que plus beau.
Comme en 2002 après le Sénégal (avec
rond le ballon coréen), comme d’autres parties défectueuses après lesquelles on
s’accroche pour laisser cet espoir sourd planer.
Et pourtant, il y avait de la volonté
et de la force dans les avants. Des détails que je n’espérais pas revoir ont
grippé la machine. Il faut donc que l’Ovalie française gagne sa coupe pour se
décomplexer.
J’étais déçu mais me projetais vers l’Italie,
comme si cette énième revanche de l’été dernier qui se présentait valait plus
qu’un France – Argentine.
Ouais, pour un footeux, il y aura
toujours ce petit plus qui ajoute au match Italie – France, une importance transcendantale,
un historique, que dis-je, une Histoire, bien plus maîtrisée que désormais cinq
défaites en six confrontations contre les Pumas.
France – Italie ne sera plus jamais
pareil.
Comme après que Platini ait donné la
leçon à ses coéquipiers de la
Juve au Mondial 86. Comme après les tirs au but de 98, comme
après la finale hollandaise de l’Euro 2000.
Après toutes ces rencontres, il était
évident que la Francebénéficiait d’une protection divine, d’une aura de réussite (méritée) contre l’adversaire
si traumatisant de nos clubs.
Enfin, tout cela jusqu’à Berlin.
Comme si l’insolent bouclier qui nous
permettait de trouer la botte italienne au bout du combat avait été cassé d’un
coup de boule.
J’apprenais alors que depuis 1978, j’étais
gamin alors et j’avais décidé de ne pas vraiment me souvenir des dernières
défaites, donc depuis 78, j’apprenais que l’Italie pouvait nous battre.
Oh certes, aux tirs au but, pas
vraiment sur le terrain.
Ah mais voilà, nous sommes
officiellement invaincus sur les 90 ou 120 minutes normales, non sujettes à la
loterie de fin de match. En fait, la finale de l’an passée, ce n’est pas
vraiment grave, ça ne compte pas, ce n’est pas ce que retiennent les italiens.
Non. Non ? Allez dites.
Alors, il doit y avoir, à quelques
heures de ce simple match de qualification à l’Euro de l’an prochain, péripétie
de campagne, une sérénité évidente. Ce serait injuste de ne pas les manger
comme lors de ce 3-1 flamboyant de l’aller. Ce ne serait pas logique que Ribéry
leur donne la leçon, que Henry ne marque pas ce dernier but qui rappellerait à
l’adversaire celui qu’ils ont tant adulé (41buts, record d’efficacité en
sélection pour Michel, encore), que la charnière centrale ne verrouille pas SuperPippo,
oui Superpippo, tu as souvent les agissements d’un truqueur, d’un tricheur, d’un
italien comme dirait Raymond, que Maké et Pat ne bouffent pas Gattuso en sauce,
ne le transforment pas en escalope milanaise.
Ouais les gars, parce qu’après la soirée d’hier, franchement, ça serait énervant de ne pas ramener quelque chose d’Italie.
23 août 2007
Entrainement international
Il y a des matchs amicaux pénibles, d’autres encore plus.
L’hymne nationale en est un signe. L’orchestre symphonique y
mettait sans doute du cœur, pas de ce choeur que nous aimons sentir vibrer au
point de se lever de son canapé respectueusement, mais du cœur pour accueillir l’équipe
vice championne du Monde.
Version campagnarde en maxi45T et lancée sur un rythme de gramophone
en 33T.
Rencontre lente sur terrain exigu. La moitié des projecteurs
qui s’éteint dès que le début avant de reprendre vie mollement. Les ombres ne
savaient plus sur quel pied planter leurs crampons mais elles avaient le temps
d’y réfléchir.
Puis, les équipes s’animent. Les slovaques s’enhardissent et tous
les français ne pensent qu’à l’Italie – France du 8 septembre. Rares sont les matchs
tant attendus. Même une finale de Coupe du Monde ne s’attend pas, elle se découvre
à la fin des demies finales et après une grande respiration mais ne s’attend pas
autant.
Rencontrer trois fois nos voisins transalpins en douze gros mois
comme autant de chocs psychologiques et physiques.
Triple combat entre les deux meilleures équipes du Monde. Ce n’est
pas moi qui le dit, c’est le classement du dernier Mondial. Tout le monde sait
que le classement Fifa ne veut rien dire tant que les tricolores ne sont pas
premiers.
Pourquoi parler autant de l’Italie en plein Slovaquie – France.
Je ne regarde qu’à peine les vingt-deux acteurs s’échauffer comme
à l’entraînement. Ribéry ne prend pas le jeu, Malouda n’a pas la place, Henry
fait du Henry et Anelka s’installe. La défense, nouvelle pour l’occasion, est
professionnelle et attentive. Peut-être dans trois ou quatre ans, l’éternel
espoir Mexès sera titulaire.
4 4 2 pour Raymond. A moins que cela soit plutôt un 4 2 4.
La France est pourtant si belle en 4 2 3 1 avec Zidane Nasri ou Ribéry.
C’est un fait, Anelka et Henry méritent leur bonne entente sur
le terrain. A défaut, Cissé et Trézéguet ont du mouron à se faire tant leurs
compétences, différentes, paraissent bien plus stéréotypées face aux gestes
techniques et à la rapidité des deux pointes d’hier.
Vieira, Makélélé, Toulalan, assurances.
Le match n’est pas emballant mais emballé par le coup franc
expérimenté d’Henry. Quarantième but mais il dit que ce n’est pas l’important
et que Michel les avait mieux et plus réalisé. Et c’est indéniablement vrai.
Un clin d’œil verbal à l’arbitre et un enroulé dans le petit
filet à la gauche du gardien avec ce merveilleux petit rebond aux six mètres.
Le reste n’est qu’un contrôle des assauts slovaques en
attendant le coup de sifflet final.
D’autres occasions ponctuent le match démontrant l’évidente
méforme générale du mois d’août.
Les regards étaient déjà tournés vers la botte et Milan.
Dans le même temps, nous apprenons que le célèbre Materazzi s’est
blessé et laisse planer un doute. Ah ah.
La Slovaquie est passée, comme une corvée. Nécessaire ?
Allez savoir.
Comme la séance d’entraînement obligatoire. Un investissement
pour la suite.
Allons attendre.
20 août 2007
Les sabots de Lorraine
Il y a des matchs comme ça.
Même Pablo Corréa l’avait senti à la mi-temps. Il ne
savait ce qu’était ce parfum mais il le devinait inhabituel.
Sûr que ça partait un peu dans tous les sens, les attaques qui prenaient le pas sur les défenses. Deux formations voulant jouer, voulant faire le jeu et donc, gagner. Pas si courant par le championnat qui court.
Amusant cependant de réaliser que Marseille ne pouvait assurer dans
ce match, avec le retour de Nasri et de Niang, l’animation offensive et la
rigueur défensive.
Un bon score de mi-temps pouvait être 4-2 pour l’ohème.
Un score logique de fin de match était 5-5.
Enfin, au baby-foot, je tiens mieux mes arrières. Feu follet Taiwo
et instable Beye.
Après un début de championnat cahoteux sans vraiment de
promesses affichées malgré un recrutement agréable à l’œil, Marseille avait
décidé de jouer le jeu qui faisait tant plaisir l’an passé. Une formation où
Ziani remplaçait Ribéry et Givet, Zubar. Les automatismes revenaient instantanément.
Nancy fut bousculé, à la limite de la rupture et sauvé par l’irréalisme
offensif de l’adversaire.
Pourtant, le premier quart d’heure lorrain et leurs coups de
pied arrêtés laissaient planer un doute.
A 2-0 à la 50ème minute, tout dirigeait la rencontre
vers une correction mathématique.
Puis un penalty légitime et inutile, et le changement tactique
de l’offensif vers la carapace défensive trouée.
Enfin, Nasri par M’bami…
Niang par Valbuena. La valeur des joueurs …
Sécurité pour la forme physique de deux revenants, gestion de l’effectif.
Est-il écrit qu’un OM sans Nasri et Niang ne sait plus jouer ?
Puis Moussilou, bien trop tardivement à la place de Cheyrou.
Il y a des matchs comme ça.
Une atmosphère, un petit rien qui grippe le mécanisme d’une
soirée sympathique. Le moustique qui empêche de s’endormir paisiblement. Et encore,
pour le moustique, le mal est clairement identifié.
Je savais que ça sentait mauvais. Même à 2-0. Bizarre je vous
dis. Et je ne devais pas être le seul.
Comme si les années de disette depuis 1993, comme si la poisse
crasse était là, planant dans le doute. Comme si la victoire demandait de la
chance, de la réussite.
Mais force est de constater cette équipe phocéenne sait
attaquer et doit réapprendre à défendre. Sinon, ce sera de nouveau plus de dix défaites
dans la saison, les occasions ratées, la crainte, les regrets. Le mot ‘confiance’
va ressortir, comme un leitmotiv.
Pourquoi avais-je l’estomac encore noué à 2-0 ? Un
syndrome, une allergie, la mauvaise influence des astres. Ou le temps pourri de
ce mois d’août.
Il n’y a pas encore cette assurance indéniable affichée par les lyonnais des trois dernières années. Il ne manquerait presque plus que cela. Et ensuite même Moussilou serait là, trente centimètres derrière, à la bonne place intuitive pousser la balle dans le but vide d’un tir contré de Cissé.
13 août 2007
Oh ! lasse litanie ...
Comme si nous n’aimions pas JMA.
Bon, ok, je ne l’aime pas. Mais seulement lui, son cerveau
surplombant deux jambes alertes. Pas son entreprise lyonnaise, celle-ci est
respectable et a prouvé sa réussite nationale.
Parler de football en employant des mots de multinationale
cotée au CAC40 est assez fatiguant pour les neurones de l’amateur moyen de
football. En fait, l’amateur de ballon rond ne s’y reconnaît pas, il a
l’impression que son sport est trahi, que le spectacle est devenu différent,
que l’argent et la réussite économique est l’intérêt essentiel d’un club de
football.
L’amateur sait que l’argent commande le Monde, la Fifa et JMA.
Il le sait car il n’est pas bête. Non, il ne l’est pas.
Cependant, il ne veut pas que l’on lui répète à l’envie, que
cela s’affiche dans les médias au point que L’Equipe
y trouve un intérêt. L’amateur de sport veut conserver précieusement au fond de
lui cette part incongrue de rêve, de naïveté qui fait sa réjouissance
d’attendre que la baballe aille au fond des filets.
Comme si JMA était ce chasseur bourru qui dégommait les
blanches colombes de nos esprits légers et immaculés de tendresse lorsque nous
sourions bêtement à l’approche d’un prochain match.
En cela, je n’aime pas JMA et tous les JMA qui pullulent
désormais au dessus des grasses pelouses. Comme si tondre de l’herbe verte
pouvait rapporter gros sur le marché.
Rationnellement, l’Olympique Lyonnais qui a été jusqu’à prendre
un Olympique dans son nom pour se faire aimer des français, n’est pas encore ce
club irrationnel qui permettra l’amour sans vergogne.
Il lui manquera toujours ce scandale de matchs truqués, de
dopage, de transferts louches qui apporte tant de reconnaissance
internationale. Ou bien, faut-il donc qu’il gagne un jour une compétition
européenne.
Mais JMA est triste de considérer qu’à la septième année de domination,
les gens se plaisent à voir perdre le lion, à voir lapider la vache sacrée, à
sourire de la défaite du sextuple champion de France si bien organisé.
Dans l’histoire d’hier, JMA était le mauvais perdant qui sait
qu’une défaite dès la deuxième journée va faire baisser l’action d’OL Coiffure.
Mais ce n’est pas un mal, un petit peu de mauvaise foi, cela prouve son envie.
Källström fait profil bas et accepte un légitime carton rouge
qui aura pesé sur la deuxième mi-temps jusqu’à cette fin… très lyonnaise … de l’an
passé.
Allez, JMA, gagne la C1 et nous n’en parlerons plus.
Et puis, ne t’énerve pas, tu sais bien que ta réussite met en
évidence les échecs des autres clubs.
Mais gagne quand même la C1.
11 août 2007
Pourquoi le footballeur attire (larigo)
Science&Vie n°1079 – août 07, page 22 (en bas à droite)
« Chez les souris, les phéromones émises par les mâles dominants génèrent de nouveaux neurones chez les femelles ! Ceux-ci leur permettent de bien choisir leur partenaire. »
Nonobstant le fait que les souris et les hommes sont potentiellement séparés de quelques étages sur l’échelle de l’Evolution, nous ne pouvons nier notre mammifère dépendance sur le sujet.
Donc, je tiens à attirer votre attention sur la constatation scientifique ci-dessus.
Il est désormais évident qu’un vestiaire de foot après un match est un nid pour la naissance de prix Nobel féminins.
L’épouse du manieur de ballon ne recherche pas le footballeur pour son argent ou pour la taille du sexe de Thierry Henry mais pour l’accroissement de son intellect.
Alea jacta est.
12 mars 2007
La thèse empirique
La reléguation prend le pouvoir.
Nous sommes tous d'accord pour dire que la lutte pour la 3 ème place du championnat n'a aucun intérêt. Donc, intéressons nous logiquement aux derniers loges du camp.
L'étude, proprement dite chiadée qui suit, a une haute teneur en bifidus actif (ceci étant dû à une absorption exagérée de yahourt, remplaçant naturel du sport de bas niveau).
Partons du principe que parmi PSG,
Nantes, Troyes, Nice et Valenciennes, 2 équipes accompagneront Sedan en Ligue
2.
Partons aussi du principe que le
sauvetage des meubles se fait à 41-42 points (43 points en 2004-05, 39 points
l’année passée).
Appliquons les résultats de l’année
passée sur les matches restants à jouer pour toutes ces
équipes.
(C’est pas plus con que de faire des
pronostics intelligents).
Etant donné que ni Lorient, ni Sedan
n’étaient dans l’élite, ces deux clubs seront donnés perdants lors de nos
confrontations simulées (oui, c’est con aussi).
Etant donné que Valenciennes a
aujourd’hui 32 points mais n’a pas d’historique en L1, gardons les en tête quand
même. Sorte de joker nordique.
Faut cliquer sur le fichier PDF qui ne contient aucun virus (carnet de vaccination à l'appui).
Nice passe, VA sort ses pitbulls et s'accroche.
C'est à ce moment qu'il faut avoir des pensées forcément émues car il y a de fortes probabilités (je vous le rappelle, basées sur une absence avérée de fondement évident) pour Nantes ou Paris y passe. (Pensons également à Troyes, mais plus rapidement.)
Ou alors, la Ligue recevra des chèques jaune et vert, ou bleu et rouge pour passer la L1 à 22 clubs afin, bien entendu, de sauver le football français et de faire plaisir au Havre, 4 ème de L2.
Enfin, ce que j'en dis... au soir du 26 mai:
15. Nice 49 pts
16. Valenciennes 44 points (hypothétiquement)
17. PSG 42 points (il est des clubs qui peuvent avoir la chance du goal à Vérage)
18. Troyes 42 points
19. Nantes 41 points
20. Sedan (je n'ai rien contre Sedan, bien qu'ils soient moins accueillants depuis qu'ils ont rangé Babar, leur sanglier)
05 mars 2007
La cane a ri en voyant ses petits
Paris et Nantes luttent contre l’ignominieuse descente en
Ligue 2. Il y a une probabilité non négligeable que l’un de ces deux chefs
d’œuvre en péril goutte à la honte de la division inférieure.
Il faut faire quelque chose, il faut étudier le phénomène
pour comprendre pourquoi ces deux clubs si riches de palmarès et de budget se
retrouvent au mois de mars dans les trois derniers des vingt clubs de l’élite.
Ben tiens.
Il ne manquerait plus qu’Auxerre pour avoir le brelan de
brèles.
Le FCNA est un club formateur. Non môsieur, plus depuis au
moins cinq ans (l’article de FF n°3177, édition du mardi 27/02/07).
Paris SG vit la plus noire de ses saisons depuis sa
création. Bon, là, d’accord.
Auxerre n’a plus Guy Roux et Fernandez porte mal le bonnet.
Moi aussi, je préférerai avoir PSG, Monaco, Lyon, Marseille,
Auxerre, Nantes, Bordeaux se tenir en un 1 point en tête du championnat pour
garantir une fin digne de ce nom (et St Etienne pour le fun).
Moi aussi, je fais là, comme tous les médias, une grossière
erreur irrespectueuse envers Sochaux, Lille, Lens et de l’autre côté, les
supposés reléguables, sans compter les spécialistes des ventres mous.
Pendant qu’on nous caramélise la tête en pleurant sur les
gloires passées, nous ne mettons pas assez en valeur ces clubs –irréguliers
certes- qui obtiennent l’espace d’une ou deux saisons l’alchimie équilibrée et
exacte qui fait d’une écurie banale sur le papier un monstre de compétition.
Mais Lorient, Le Mans ou Toulouse seront toujours moins
vendeurs dans L’Equipe que les 7 gros clubs précités.
Je me pose humblement une question (avec l’aide d’un ami
supporter du cru) : qu’à fait Nantes de la vente de tous ces espoirs de la
génération Loko, Ouedec, Pedros ? Et ceux d’avant ? Ils n’ont plus
réellement investi dans leur centre de formation (dont l’ex-exemplarité faisait
rougir il y a peu tous les clubs européens), ils ont raté quelques recrutement
externes, certes, mais encore ?
La prise de Direction financière ne fait pas tout. Qui se
barre avec le magot depuis des années ?
A côté de ça, la soupe est resservie autour de l’éthique de
Nantes : club formateur capable de faire des coups en fonction des
générations (en gros tous les trois ou quatre ans).
Pourquoi Nantes ne se donne pas les moyens de ses
ambitions ? Calmement.
Et Auxerre qui nous a fait rêver nombre de fois en campagne
européenne et qui s’endort avec cette impression que le discours de Roux sur le
combat du maintien est plus vrai que jamais ?
Elevage de champions, riaient Les Guignols. Mais c’était
vrai.
Est-ce que seul Bosman serait responsable de tout cela à
Nantes et sur les bords de l’Yonne ?
Et Paris et ses crises.
L’année prochaine, rôles inversés avec l’ohème.
Ridicules.
Alors j’aimerai croire à ce que je dis. Penser
réellement : vive Le Mans en Ligue des Champions, puis l’année d’après,
Lorient, et ensuite Nice.
Mais je n’y crois pas.
Je veux du Paris – Barcelone, du Nantes – Juventus, du
Marseille – Milan, du Lyon – Real Madrid, du Monaco – Real (encore parce qu’il
n’y a pas de raison), du St Etienne – Kiev, du Bordeaux grand cru aussi.
Même les matchs nuls à l’arrachée de Lille me déplaisent.
Non pas que Lille ne mérite pas son grand club mais j’ai des raisons que la Raison n’explique pas.
J’en veux des quarts de finale, des demies, des finales tous
les ans avec du bleu-blanc-rouge dans les tribunes. Et jusqu’à preuve du
contraire, sans autre secret inconnu,
les statistiques de victoires vont dans le sens des dits « grands »
clubs, avec des billets verts trébuchants dans le sac de sport.
C’est bien joli joli Gueugnon ou Calais en UEFA mais ce
n’est drôle qu’une fois de temps en temps, juste pour s’assurer que le football
reste universel et la gloire à la portée de tous.
Il ne s’agit même pas de relancer la polémique de taxes,
d’impôts de DNCG franco-française puisque nos clubs devraient être capables de
rivaliser sur un aller-retour avec les cinq premiers de chaque championnat.
Par contre, dans le système actuel, un championnat du Monde
des clubs ne serait pas drôle pour les clubs de l’hexagone.
Parler de la relégation de Paris et de Nantes aujourd’hui,
nous rabattre les esgourdes avec même indécent face aux luttes continuelles de
leurs voisins de classement qui savent le combat à mener depuis août dernier.
Nantes, Paris plongent, dommage. Quitte à les voir passer de
crise en crise, autant en subir une bonne pour rebondir sainement. A moins
d’espérer cette drôle de règle qui veut que les canaris explosent une année sur
deux (mais c’était vrai avant).
On dit « le spectre de la relégation ». Comme une
sorte de lèpre pour gros budgets.
Et tous ces clubs qui y passent, ceux qui y vivent.
Tiens, et Lyon ?
On leur en voudrait presque d’avoir trouvé cette formule qui
tient sans grande difficulté depuis réellement 3 ans (les deux-trois premiers
titres furent délicats) à cause du syndrome national que la défaite est
toujours à venir et qu’elle serait presque belle à raconter.
Et dire que cela fait parler autour de nous depuis la fin de
l’hégémonie de Marseille au début des années 90 (quand la France a découvert qu’on
pouvait gagner une Coupe d’Europe).
Continuons donc.
Alors si Nice s’en sort plutôt que Nantes, disons Bravo Nice
deux fois plutôt que malheur à Nantes.
En attendant, si les Cahiers du Football voulaient
participer à une pétition ayant pour but d’obliger aux petits clubs de laisser
la place aux gros en Europe (avec parrainage sur les effectifs : les
meilleurs joueurs des clubs modestes vont chez les gros pour les renforcer)…
Parce qu’Antonetti face à Trapattoni en Ligue des Champions,
y’a un truc qui cloche.
Oui, c’est con.