Au crampon affûté

Digressions philosophiques et sportives

13 septembre 2007

Chardon ardent

C’est vrai, ok, j’avoue, je ne me suis pas levé pour l’hymne. J’étais simplement floqué du maillot bleu assis sur mon canapé, les jambes croisées pendant que ma femme ne cessait de pérorer contre ces joueurs qui ne font même pas semblant de chanter.
Je ne répondais pas et elle continuait à parler. Je faisais simplement des hum, hum parce que j’ahanais les paroles dans ma tête. Il y a des moments comme cela où, se faire égorger sa femme jusque dans nos bras, pourrait soulager. 

Mais le match démarrait déjà dans une totale inattention, sans vraiment de concentration. Ces britanniques (ça leur fait du bien d’entendre ça) nous avait déjà gâché la soirée l’an dernier, comme une sorte de fausse Italie. Ils ne pouvaient pas recommencer au Parc. Ah oui, c’était au Parc des Princes. Je n’entends plus Parc et bleus. Ça ne sonne plus très bien ensemble depuis novembre 1993. Oubliés les coups francs de Platini qui débloquaient les rencontres de qualification. 

Lassana Diara n’est pas un vrai latéral qui déborde, élargit le jeu et crée des décalages, Abidal aurait pu en être un mais ce n’était pas la soirée de son compère Malouda (à par un seul tir, presque de dépit).
La défense fut irréprochable sauf sur le dégagement de Gordon sur lequel ils n’ont pas serré le marquage de Mac Fadden. Cela dit, qui aurait pu imaginer qu’après une heure de jeu de tranchées dans leur moitié de terrain, un écossais allait miner Landreau de 30 mètres.

Donc Landreau n’a rien eu à faire de très sérieux, une bonne interception sur un centre, un autre tir capté puis la savonnette de Mc Fadden. Donc, il ne faut pas sélectionner un gardien du PSG au Parc, voilà ce que ça donne.
Viera aurait pu laisser sa place à Toulalan puisqu’il n’apporta aucune valeur ajoutée. Un match en trop par rapport à sa condition physique.
Maké ok. Ribéry était dans sa partition, ainsi qu’Anelka. Comme d’habitude, Trezeguet n’a pas eu de ballons exploitables. Le refrain revient. Puisque l’équipe ne joue pas pour lui (il parait que la Juve le fait), apporte t-il vraiment quelque chose de plus ? Hormis son statut.

Alors quoi ?
Domenech s’enferme dans son 442 dont il n’a toujours pas démontré son efficacité. Défensivement, peut-être. Mais pas offensivement.
La rentrée de Benzéma et de Nasri a redynamisé le jeu. Sûr que les écossais étaient alors plus fatigués face à la rapidité des jeunots.
L’envie d’un Benzema aurait été meilleure que celle de Malouda. Un nouvel essai de Nasri meneur … Un peu plus de technicité pour éliminer les adversaires. Puisque la voie des airs était fermée, que l’enchaînement de passes impossible à cause de la concentration de joueurs, il fallait être plus vif et proposer plus de dribbleurs pour décaler et trouver les attaquants. Presque trop de construction il y eu.
Voilà, j’ai fait mon sélectionneur. 

En fait, tout est énervant.
Comment une équipe ayant ce style unique peut gagner contre une autre qui 75% de possession de balle ?
C’est une question de morale plutôt que d’un aspect sportif. Il y aura toujours une Grèce imbuvable qui gagnera et démontrera le contraire. Et puis ces commentateurs et leur fighting spirit. Où est l’esprit combattant dans la tactique du porc-épic ? Où est l’honneur ?
Donc, il faut soit interdire ces équipes de participer aux compétitions, soit ne pas les louer. 

Heureusement, ma femme était à sa lecture quand la France encaissa le but honteux. Je n’eus pas à subir les quolibets. Nous ressortons le manque de chance, de réussite, que c’est toujours la même chose : dominer n’est pas gagner.
La France fut mauvaise. Thuram le dit d’ailleurs. Meilleure analyse que Domenech clamant qu’il n’a rien à reprocher à ses joueurs. Faut-il donc quelqu’un qui lui reproche, à lui, sa gestion du match.
Merde alors.

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08 septembre 2007

Changement de ballon

Doit-on s’attendre à un week-end national pourri. Une défaite contre l’Italie à San Siro et ce serait deux soirées gâchées.

Je pouvais être debout face à l’hymne tricolore du Stade de France lorsque la sixième Coupe du Monde de rugby s’ouvrait, ça ne servait pas à grand-chose. Quatre vingt minutes plus tard d’un match incroyablement raté, d’interceptions convenues, d’imprécisions, de stress coupé au couteau et l’ouverture se fermait. Alors ça n’en sera que plus beau.
Comme en 2002 après le Sénégal (avec rond le ballon coréen), comme d’autres parties défectueuses après lesquelles on s’accroche pour laisser cet espoir sourd planer.
Et pourtant, il y avait de la volonté et de la force dans les avants. Des détails que je n’espérais pas revoir ont grippé la machine. Il faut donc que l’Ovalie française gagne sa coupe pour se décomplexer.
J’étais déçu mais me projetais vers l’Italie, comme si cette énième revanche de l’été dernier qui se présentait valait plus qu’un France – Argentine.
Ouais, pour un footeux, il y aura toujours ce petit plus qui ajoute au match Italie – France, une importance transcendantale, un historique, que dis-je, une Histoire, bien plus maîtrisée que désormais cinq défaites en six confrontations contre les Pumas. 

France – Italie ne sera plus jamais pareil.
Comme après que Platini ait donné la leçon à ses coéquipiers de la Juve au Mondial 86. Comme après les tirs au but de 98, comme après la finale hollandaise de l’Euro 2000.
Après toutes ces rencontres, il était évident que la Francebénéficiait d’une protection divine, d’une aura de réussite (méritée) contre l’adversaire si traumatisant de nos clubs.
Enfin, tout cela jusqu’à Berlin.
Comme si l’insolent bouclier qui nous permettait de trouer la botte italienne au bout du combat avait été cassé d’un coup de boule.

J’apprenais alors que depuis 1978, j’étais gamin alors et j’avais décidé de ne pas vraiment me souvenir des dernières défaites, donc depuis 78, j’apprenais que l’Italie pouvait nous battre.
Oh certes, aux tirs au but, pas vraiment sur le terrain.
Ah mais voilà, nous sommes officiellement invaincus sur les 90 ou 120 minutes normales, non sujettes à la loterie de fin de match. En fait, la finale de l’an passée, ce n’est pas vraiment grave, ça ne compte pas, ce n’est pas ce que retiennent les italiens.
Non. Non ? Allez dites.

Alors, il doit y avoir, à quelques heures de ce simple match de qualification à l’Euro de l’an prochain, péripétie de campagne, une sérénité évidente. Ce serait injuste de ne pas les manger comme lors de ce 3-1 flamboyant de l’aller. Ce ne serait pas logique que Ribéry leur donne la leçon, que Henry ne marque pas ce dernier but qui rappellerait à l’adversaire celui qu’ils ont tant adulé (41buts, record d’efficacité en sélection pour Michel, encore), que la charnière centrale ne verrouille pas SuperPippo, oui Superpippo, tu as souvent les agissements d’un truqueur, d’un tricheur, d’un italien comme dirait Raymond, que Maké et Pat ne bouffent pas Gattuso en sauce, ne le transforment pas en escalope milanaise. 

Ouais les gars, parce qu’après la soirée d’hier, franchement, ça serait énervant de ne pas ramener quelque chose d’Italie.

 

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23 août 2007

Entrainement international

Il y a des matchs amicaux pénibles, d’autres encore plus.
L’hymne nationale en est un signe. L’orchestre symphonique y mettait sans doute du cœur, pas de ce choeur que nous aimons sentir vibrer au point de se lever de son canapé respectueusement, mais du cœur pour accueillir l’équipe vice championne du Monde.
Version campagnarde en maxi45T et lancée sur un rythme de gramophone en 33T.

Rencontre lente sur terrain exigu. La moitié des projecteurs qui s’éteint dès que le début avant de reprendre vie mollement. Les ombres ne savaient plus sur quel pied planter leurs crampons mais elles avaient le temps d’y réfléchir.
Puis, les équipes s’animent. Les slovaques s’enhardissent et tous les français ne pensent qu’à l’Italie – France du 8 septembre. Rares sont les matchs tant attendus. Même une finale de Coupe du Monde ne s’attend pas, elle se découvre à la fin des demies finales et après une grande respiration mais ne s’attend pas autant.
Rencontrer trois fois nos voisins transalpins en douze gros mois comme autant de chocs psychologiques et physiques.
Triple combat entre les deux meilleures équipes du Monde. Ce n’est pas moi qui le dit, c’est le classement du dernier Mondial. Tout le monde sait que le classement Fifa ne veut rien dire tant que les tricolores ne sont pas premiers.
Pourquoi parler autant de l’Italie en plein Slovaquie – France.

Je ne regarde qu’à peine les vingt-deux acteurs s’échauffer comme à l’entraînement. Ribéry ne prend pas le jeu, Malouda n’a pas la place, Henry fait du Henry et Anelka s’installe. La défense, nouvelle pour l’occasion, est professionnelle et attentive. Peut-être dans trois ou quatre ans, l’éternel espoir Mexès sera titulaire.

4 4 2 pour Raymond. A moins que cela soit plutôt un 4 2 4.
La France est pourtant si belle en 4 2 3 1 avec Zidane Nasri ou Ribéry.
C’est un fait, Anelka et Henry méritent leur bonne entente sur le terrain. A défaut, Cissé et Trézéguet ont du mouron à se faire tant leurs compétences, différentes, paraissent bien plus stéréotypées face aux gestes techniques et à la rapidité des deux pointes d’hier.
Vieira, Makélélé, Toulalan, assurances.

Le match n’est pas emballant mais emballé par le coup franc expérimenté d’Henry. Quarantième but mais il dit que ce n’est pas l’important et que Michel les avait mieux et plus réalisé. Et c’est indéniablement vrai.
Un clin d’œil verbal à l’arbitre et un enroulé dans le petit filet à la gauche du gardien avec ce merveilleux petit rebond aux six mètres.
Le reste n’est qu’un contrôle des assauts slovaques en attendant le coup de sifflet final.
D’autres occasions ponctuent le match démontrant l’évidente méforme générale du mois d’août.

Les regards étaient déjà tournés vers la botte et Milan.
Dans le même temps, nous apprenons que le célèbre Materazzi s’est blessé et laisse planer un doute. Ah ah.

La Slovaquie est passée, comme une corvée. Nécessaire ? Allez savoir.
Comme la séance d’entraînement obligatoire. Un investissement pour la suite.
Allons attendre.

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16 novembre 2006

Le mou aka français

La célébration des anciennes gloires de 98-2000 servait de aka néozélandais pour introduire le match France-grèce.

100 sélections pour Vieira, le futur recordman des apparitions en bleu continue sur sa lancée. 

Que vaut cette confrontation franco-grecque ?
Avant le coup d’envoi, toute la curiosité était permise. Mais ce serait oublier au héros hellène de 2004 : Otto Rehagel et son système de jeu défensif à marquage individuel.
Jean-Michel : « L’organisation des grecs n’a pas changé depuis l’Euro ».
Arsène : « 10 derrière… » 

On ne peut pas reprocher aux équipes (théoriquement) de valeur moyenne de ne pas partir avec la moussaka au fusil.
En 13 minutes de jeu, Saha a tenté un retourné à hauteur de côtes et Sagnol (le prince des centres, dixit Gilardi) a tiré un coup franc intéressant pour une tête hors cadre. 

Pendant ce temps, David Astorga, l’homologue footeux du néo chouette présentateur du JT, Harry, prend des airs de Pascal Praud en citant une anecdote pour Zizou dont un stewart zelé a bloqué l’entrée aux tribunes en attendant la présentation de son ticket.
Quelque chose me dit que le Zidane, si toutefois il avait vraiment son ticket dans sa poche, ne l’a pas montré quand même. 

Pendant ce temps là également, la concentration sur le jeu, la tactique, les actions partait en tyropita tant je m’éparpillais entre le biscuit du soir du chien, mon petit carnet de note et les discussions dithyrambiques avec ma chère et tendre (également sur l’appétit exceptionnel de mon neveu pour la purée de sa tata).
La saveur d’un match amical n’est pas celle d’un match de Coupe du Monde, fusse t-il un France – Suisse fermé comme une boite de sardines à l’huile.
Je pouvais fermer un volet en observant inattentivement par la fenêtre le carré télévisé vert et sans le son, je ne me pressais pas. 

23’ Tentative à une touche de balle et joli une-deux entre Wiltord et Malouda.

26’ Centre de Sagnol contré deux fois par un buste main tête puis tête encore et tête plongeante au deuxième poteau d’Henry pour son 39ème but tricolore.

28’ Arsène, à propos des blessures : « En général, les joueurs qui ont joué la Coupe du Monde, on les perd en novembre-décembre ». Certes, si le cas se justifie pour Ribéry, Trezeguet et certains consorts, nous ne sommes pas obligés de les chercher à les retrouver.

35’ Jean-Michel Larqué, à propos d’une échappée lyrique d’Henry sur l’aile gauche : « Ouh lala, mais où y va, où y va, où y va ! ». En fait, c’est flippant de le vivre en direct parce qu’on plonge directement dans l’esprit de Jean-Michel pour se demander vraiment où il peut aller.

38’ Un, dos, tres avec tir de Vieira « qui met tout ce qu’il a dans la chaussette » (JML)

Ensuite, ce n’est qu’un relâchement conscient de fin de mi-temps et une seconde partie de match insipide.
Anelka marquait de son empreinte (fautes, hors-jeu, dribbles, accélérations) l’animation française de façon intéressante mais frustrante.
Le jeu était haché et sans rythme. 

Par séquences rares, le supporter entre deux assoupissements se disait que bon, si ça continue, l’hellène allait finir par marquer un but improbable sur une faute de concentration.
Mais non, malgré 4 changements de joueurs, l’équipe conservait son équilibre. 

Vint ce coup de sifflet final d’un match que l’équipe adverse ne joua jamais par choix (et aussi grâce à la qualité de l’opposition) et vinrent ces regrets éternels pour ce match de juillet 2004 que la France, minée de l’intérieur, laissa partir.

Viendra désormais la dinde aux marrons et février pour ce prochain match amical plus épicée contre l’Argentine…
Nous saurons peut-être l’année prochaine si cet escroc de Gonzalo Higuain, après avoir chercher les lumières médiatiques, sera madrilène pour lancer sa carrière en Europe.
Il y a eu des manipulations plus discrètes autour de jeunes joueurs pour les amener dans des clubs huppés…

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12 octobre 2006

Faire ohé, ohé

Qu’y aurait-il à retenir du match France – Iles Féroé ?
A part qu’il a commencé pendant que la défaite des Espoirs s’affirmait en Israël et que Dhorasoo pouvait se faire victimiser. 

5-0, le contrat est rempli. Ce que ne pouvait pas dire le président du PSG, Alain Cayzac, à propos de son joueur.
Tous les attaquants ont marqué, ce que ne peut pas dire le sélectionneur des Espoirs, René Girard, après la défaite 1-0 en Israël dans le match retour des barrages. L’équipe de France Espoirs n’ira pas à l’Euro 2007, ni aux JO, ce qui est vraisemblablement inadmissible pour la France. 

Trezeguet se rassure et remercie ses coéquipiers suite à son doublé, inscrit en fin de match face à une équipe à genoux physiquement. Deux buts marqués face aux Iles Féroé, voilà qui n’assurera pas forcément une place de titulaire dans l’équipe de Raymond.
Raymond a reconduit tactiquement son 4-4-2 qui avait fait défaut en Ecosse. Il part donc dans une direction à contre-courant des résultats précédents où l’équipe de France s’imposait comme une formidable machine de contres. 

L’équipe était fortement déséquilibrée à droite auprès du duo Sagnol-Ribéry alors que le côté gauche ne trouvait pas forcément d’automatismes avec l’entrée d’Escudé. L’homogénéité de France – Italie est déjà loin. 

Il a lancé plusieurs nouveaux avec Toulalan, Escudé et plus tardivement Clerc. De quoi se faire les dents face à une faible opposition.
Aussi faible qu’elle soit, le match fut loin d’être parfait avec de nombreuses imprécisions dans les passes, dans le jeu, avec des franches marques de précipitations.
En fait, à la vue de l’ensemble des occasions provoquées, 5-0 est un mauvais score.
Tirs de loin maladroits, enchaînements irréguliers, il y a des confrontations qui ne motivent pas le téléspectateur, habitué au caviar des Ligues des Champions et Coupes du Monde.
Le public sochalien, défloré par la présence de l’équipe nationale fut parfait et joyeux dans ce contexte paisible. 

L’essentiel est là et le prochain match, au printemps 2007 en Lituanie a tout du match interdit à la défaite ou au nul puisque seuls 2 des 4 premiers seront qualifiés et se tiennent dans un mouchoir en papier. 

JM Larqué et Thierry Gilardi se tiennent de plus en plus droits face à leurs micros et ne laissent que peu de place à la joute verbale. L’embauche d’un Paganelli pourrait les aider à détendre l’atmosphère. 

France – Iles Féroé, finalement nécessaire mais pas indispensable.

 

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08 octobre 2006

Des fêtes en kilt

Comment la France a-t-elle pu perdre ce match ?

Il suffisait d’affirmer que c’était la meilleure équipe sur le papier ou de rappeler que les tricolores ne perdaient plus depuis longtemps à l’extérieur.

Les vice-champions du Monde font peur. C’est redevenu une réalité depuis la conquête inachevée de Berlin. Ceci explique sans doute pourquoi les écossais avaient décidé de jouer derrière dans une sorte de 4-5-1 ou 5-4-1 avec Mc Fadden en pointe qui ne dépassait que rarement son propre milieu de terrain.
Nous retrouvions la configuration d’une équipe de France se devant de faire le jeu face à une équipe regroupée, compacte effectuant un pressing intensif dans sa moitié de terrain. 

Pour répondre à cette situation supposée, Raymond avait choisi un 4-4-2 avec Henry et Trézéguet devant en espérant les voir recevoir des ballons des milieux offensifs Ribéry et Malouda.
Henry, comme à ses nouvelles habitudes depuis août décrochait pour aller animer aussi le jeu offensif.
Défensivement et au milieu, que du classique avec un remplacement poste pour poste de Gallas par Boumsong (ex-écossais de club). 

Le contexte
Hampden Park, troisième stade de Glasgow après Ibrox Park des Rangers et Celtic Park, la bière coulait à flots dans les tribunes. L’ambiance britannique était attendue au rendez-vous et les engagements souvent limites des écossais ravissaient de connaisseurs spectateurs.
Plus le tacle est haut, plus la ola est belle (mémoire d’un écossais au teint rougeaud et aux cheveux roux).
Il fallait bien un arbitre conciliant pour laisser l’Ecosse terminer à 11 car un Stéphane Bré en petite forme aurait expulsé au moins 15 joueurs dont 4 remplaçants et 3 entraîneurs adjoints.
Anecdote non exceptionnelle : il pleuvait. 

La domination stérile (mode SM)
Effrayante première mi-temps où l’Ecosse ne sortait pas son terrain et où la France s’est crée toutes les occasions avec une animation de jeu intéressante mais sans aucune réussite, à l’image du coup franc d’Henry à la 8ème renvoyé par le poteau et la tête involontaire du gardien.

Autant, souffler n’est pas jouer mais dominer n’est pas gagner. Quelle frustration dans le jeu où le ballon se récupère invariablement côté français et tourne autour de la défense écossaise bien en place avant de trouver une percée ou une accélération avant un centre dégagé dans la lande brumeuse des lacs du Connemara.
La baballe ne rentrait pas dans les filets.
Assez curieusement pendant la pression tricolore qu’on ne refusait pas aux comptoirs des bars d’alentour, beaucoup de passes courtes étaient maladroites, comme pour rendre de temps en temps le ballon à la patrie de Sean Connery.

Le cas David et sa nouvelle dernière chance
A croire que nous ne sommes pas faits pour cette tactique ou que David Trézéguet a un sélectionneur qui ne lui réussit pas mais le joueur de Série B n’a pas touchée une canette avec une absence flagrante de poids, qu’il soit offensif ou de fixation. Sa sortie à la 62ème minute est d’une logique implacable.
Comment aider David ? 

Le but (67ème)
Sur coup de pied arrêté (corner) et suite à un marquage large. Bref, comme d’habitude pour nos français depuis bien des matchs. 

L’après but
Les écossais prenaient confiance et sortaient (en contre) plus fréquemment pendant que les tricolores s’acharnaient consciencieusement à construire leurs attaques.
Il serait inutile de décrire toutes les occasions de but provoquées pendant 94 minutes à moins de vouloir se faire bobo. 

La conclusion
Manque de réalisme flagrant, quelques erreurs inhabituelles suite aux caviars offerts depuis plusieurs mois, c’est étonnant.
Première défaite en match officiel de l’ère Domenech.
Je disais que si
la France perdait, il s’agirait d’une faute. C’est une faute.  

Si je vous disais qu’il m’est arrivé exactement pareil dimanche matin à Verneuil sur Halatte en perdant 2-0 lors d’un match parfaitement maîtrisé, vous ne me croiriez pas.

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06 octobre 2006

Le pois des cosses

Le journaliste est plaisant.
Il en faut des efforts à chaque match de l’équipe de France pour houler le débat.
Après le match piège géorgien dans une ambiance de feu du stade de Tbilissi, il s’agit du combat écossais de l’Hampden Park de Glasgow.
D’abord 60 000 supporters géorgien surexcités comme lors d’une feria andalouse arrosée de rhum-orange-sangria qui veulent en découdre avec les vice-champion du Monde.
Maintenant, l’engagement britannique et des tacles au genou de fougueux hommes fiers qui n’ont pas oublié les steppes des batailles de William Wallace.

Et les petits joueurs tricolores qui doivent être impressionnés et qui doivent perdre leur sang froid face à ces adversaires plus que respectables car, n’oublions pas qu’il n’existe plus de petites équipes.
Comme dit Luis Fernandez dans son émission, c’est fini le temps où les îles Féroé, le Luxembourg et autres petites nations repartaient avec des valises en plus de leurs sacs de sports d’amateurs.

Dis moi Luis, écoute ça :
Iles Féroé 0-6 Géorgie, Ecosse 6-0 Iles Féroé, Saint Marin 0-13 Allemagne, Angleterre 5-0 Andorre.
Ça te cause ces quelques résultats des premières journées des éliminatoires 2006-2007 ?

Sur le papier, la France est championne du Monde avec la meilleure équipe. Ouais.
Alors malgré le contexte terrifiant de Glasgow, des adversaires, qui, c’est fou, veulent gagner aussi, nos petits bleus doivent montrer leur supériorité.
Tous les joueurs présents sont habitués aux ambiances grâce à leurs expériences européennes en clubs ou déjà internationales pour la majorité des sélectionnés qui étaient déjà à la Coupe du Monde.
Alors côté résistance à la pression, nous avons vu pire.

L’Ecosse est leader du groupe de la Mort qui tue pour le moment à la différence de buts devant la France.
Il s’agit donc d’un duel au sommet entre l’Ecosse, appelée pour être au final 4ème derrière la France, l’Italie et l’Ukraine et un favori évident.
Il faut que le journaliste explique que le statut national de favori est un véritable piège pour ces joueurs vides dans leurs crânes et qui peuvent se laisser influencer en laissant aller un match facile.
Ce sont des professionnels ces gars là.

Donc, ils perdent et c’est une faute.
Donc ils font match nul et nous trouverons peut-être des circonstances atténuantes (les sangliers ont mangé des cochonneries, il fait froid en Ecosse, le supporter était méchant, il nous a insulté).
Donc, ils gagnent : c’est logique et il faut tout de même les féliciter.

Respectons donc nos adversaires pour la valeur qu’ils ont, sans faire de fausse modestie.
Même si un Mlada Boleslav est capable d’éliminer Marseille…

 

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07 septembre 2006

Mater Razzi et les autres

Effectivement, ce n’était pas une revanche. La France a bien battu sans contestation les champions du Monde dans un match dynamique et maîtrisé mais cette victoire n’a pas le goût suffisamment épicé de la compensation. 

L’hymne italien fut sifflé jusqu’à ce que TF1 place ses micros dans le cornet du trombone ou sur les support de la grosse caisse (à moins que ce ne soit la régie). Le téléspectateur recevait donc plus sobrement le Fratelli d’Italia.
Vieira, le capitaine, tapote la poitrine de son voisin Coupet à l’amorce de la Marseillaise et soufflera un grand coup à sa fin. Le sourire pincé de Gallas est bien là. La pression également. 

Dans les onze, le Saha de Géorgie a été remplacé par Govou pour une mise en place zidaniesque avec un Ribéry dans le rôle du maestro, chargé de l’animation offensive et de faire accélérer le jeu.
Etonnante sélection de Sydney qui m’aura laissé échappé un ‘oh ben ça alors’. Raymond aura donc vu un signe dans les astres car le ciel était dégagé la nuit dernière.
Grand bien lui en a pris. 

Minute de silence pour l’illustre ancien joueur - dirigeant de l’Inter de Milan, Giacinto Facchetti. La minute durant dix secondes, Fabien Pelous donna un coup d’envoi fictif en transformant le ballon par-dessus la tribune Nord, peut-être non loin des sept dizaines d’expulsés de Cachan invités par les cadres de l’équipe de France, Thuram et Vieira.

Première mi-temps : 

Quand même, Govou ?! J’en étais encore à ces réflexions et à la hauteur de l’herbe que Gallas déborda malgré une position de hors-jeu qui alimentera la Gazetta dello Sport et Govou au deuxième poteau.
Reprise écrasée et petit filet opposé. 1-0
Ben mince alors. 

Vidéo d’ambiance :
2ème minute de jeu :
Ma femme qui prépare ses cahiers vert pour ses CP : T’as vu comment la pelouse a repoussé derrière ?
Moi : OUAIIIIIIIS ! Ouais ! , Oh ben mince alors, en plus c’est Govou ! C’est dingue, c’est Govou, c’était bien la peine que je raconte des conneries tiens !
Ma femme, très didactique : Ouais, mais les gars, fallait faire ça en Coupe du monde. 

C’est après cette réflexion que je cessais le dialogue avec la dame et lui proposait de se concentrer sur les méthodes à déployer pour qu’il y ait moins d’analphabètes en sixième.
Pendant que Jean-Michel et Thierry discutaient sur l’évidence de la position illicite du néo-gunner et excusaient l’arbitre de ligne, je songeais simplement au buffet de Materazzi qui n’a pas eu besoin de prendre un coup. 

Le match était parti sur les chapeaux de roues.

5’     Tir de Zambrotta à la Del Piero dans les prolongations de 1998.
Le pressing français est trop bas, l’Italie réagit bien.
11’   Buffon se fait piéger par un fourbe rebond. Le grand gardien ne montre pas toutes les garanties d’invincibilité.
14’   Soufflet d’Henry sur Cannavaro. Le nouveau madrilène n’est pas au mieux de sa forme physique.
18’ 2-0, Missile de Malouda comme en Géorgie, Buffon repousse difficilement, Henry bien placé marque d’un plat du pied contré par Cannavaro. Les deux remparts italiens du Mondial ne sont pas dans leurs bons jours.
20’ 2-1, Le même but que d’habitude, coup franc excentré qui passe devant les buts jusqu’au deuxième poteau et paf, Gilardino tout seul. Arsène signalera la célèbre « déconcentration d’après but ».

25’ Jean-Michel Larqué reprend une dose des pilules apportées par Pascal Praud qui s’adapte à son nouveau job : « Arsène ! Il est en position de hors-jeu en plein dans l’axe de l’équipe de France, quand même ! Hein, Arsène, cette loi 11, hein ! Arsène ! »
Arsène ne dit mot, c’est ce qu’on sent.

28’ Parade sur sa ligne de Coupet sur un faux tir qu’un sénégalais aurait entré. Abidal avait fait faute.
34’   Sagnol s’enflamme et traverse latéralement le terrain sur sa lancée en effectuant des dribbles qu’il ne saurait refaire.
Juste un peu plus tard, il parait que Donadoni téléguide ses joueurs. Je cherche les antennes.

 

Deuxième mi-temps : 

Le pressing français est plus haut. Gattuso distribue des crampons un peu partout, Vieira se prend au jeu.
Curieux comme ce match n’a pas le parfum stressant d’une Coupe du Monde. Il y aurait presque trop de maîtrise, une sorte d’assurance évidente ressentie jusqu’à un canapé. 

55’   Tête de Govou sur un centre de Sagnol et sur le crâne de Cannavaro. Le ballon rebondit juste dans les 6m50 et Buffon est aux choux. Doublé du joueur de la CFA lyonnaise.
Là, nous assistons à la démonstration d’une réussite totale. Et je ne sais plus quoi dire de Govou.
La partie s’envole.

64’   Gilardino prend un jaune et envoie une mine sur Coupet.
65’   Bout des doigts de Buffon sur un autre tir de Sydney.

Ribéry commence à baisser de rythme mais est devenu indispensable au jeu. Se dirige t-on vers une nouvelle dépendance ?

73’   Entrée de Superpipo Inzaghi contre l’invisible Cassano. L’insupportable et non moins efficace superpipo, l’homme qui a tout appris à Cristiano Ronaldo dans l’art du salto-saut carpé.

Le match est correct, physique mais correct, de vraies passes appuyées qui te fêlent un côte sur un amorti poitrine ou te pètent une cheville. 

77’   JML ou TG « Thierry Henry commence à trouver le terrain un peu plus long qu’au début de la rencontre »
Je me dis que les tribunes rétractables du Stade de France n’ont pas que du bon.

78’ Nouvelle parade décisive de Coupet.
88’   Main de De Rossi qui, cette fois-ci ne l’a pas mis dans le pif d’un adversaire.
90’   A force de voir la coiffure de Coupet, je me dis qu’une carrière à la Florent Pagny n’est pas loin.
94’   C’est la fin, logique.

Le déroulement du match était simple avec un score favorable rapidement. L’Italie n’a pas semblé au point physiquement mais la motivation était bien là.
Il en fallait donc vraiment si peu le 9 juillet. Ce soupçon de chance, de réussite, comme le hors-jeu non sifflé sur Gallas, le tir dévié d’Henry, le penalty oublié d’Abidal…
C’était plus dommageable qu’injuste.

L’interprétation de la sélection de Govou par Domenech
Thierry Gilardi (26’) :« Govou qui n’a jamais perdu en bleu. Il fête ce soir sa 25ème sélection. C’est peut-être le porte-bonheur des bleus ! »
Sachant que ses matchs sont irréguliers, je propose que Raymond fasse réduire Govou pour s’en faire un pendentif. 

Thierry Gilardi n’oublie pas sa dernière visite à Disneyland :
(entre la 6’ et la 11’ ) : « Pirlo, surnommé la fée Clochette en Italie à cause de ses orientations de jeu »
(et je n’ai toujours pas compris le rapport entre la fée Clochette et une cheville souple portée par une bonne vision du jeu)

  L’analyse de Jean-Mimi:
(14’) Thierry Henry vient de mettre Cannavaro dans le vent.

« oh la ! Cannavaro sera plus marqué (psychologiquement) qu’un autre défenseur parce que justement, c’est un des plus forts défenseurs au Monde ».
Marrant, j’ai toujours cru que c’était le contraire.

Ribéry ne sera jamais un joueur de baby-foot :
Jean-Mimi : « Ribéry est un joueur intéressant, il ne connaît que la marche avant »

La véritable revanche sera Italie  - France de 2007.
Et cette fois ci, C'est à l'Italie de gagner.
(France toujours invaincue contre l'Italie depuis 1978)

Posté par barnabe à 11:55 - Chemin de la campagne de l'Euro 2008 - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

06 septembre 2006

Battre les pâtes

L’équipe d’Italie a choisi de s’installer à Chantilly pour préparer le match (comme avant le ¼ de finale de 1998 ou comme Ronaldo lorsqu’il se fiance).
L’autoroute A1, bloquée par un grave accident hier après midi, ne leur a pas permis de venir se chauffer les crampons au SdF. Ils ont dû aller fouler une petite pelouse de Senlis. Ils ont recommencé ce matin. 

Sachant qu’ils étaient donc à dix minutes de chez moi, l’idée de jouer de la mandoline sous leurs fenêtres toute la nuit m’a effleuré l’esprit. Mais, les italiens, sous la fenêtre avec une mandoline, il y avait à craindre que Gattuso joue la Juliette et me court après avec les idées perfides d’une Brigitte Lahaie en tournage.
Je me serais défendu, j’aurais tiré sa barbe et lui aurait rétorqué qu’on n’était pas à Rome éh oh ! 

J’avais aussi le temps d’apprivoiser un sanglier pour que les italiens se fatiguent jouent plus sérieusement au toro dans leurs exercices d’entraînement.
Bon, le toro pour les néophytes, c’est lorsqu’il y a un footballeur plus idiot que les autres qui doit courir attraper un ballon dans une arène délimitée par les autres joueurs moins idiots, qui se font des passes.
(Personnellement, pour avoir maintes fois testé cette séquence, il y a deux méthodes plus efficaces pour récupérer la baballe : 1. tu tacles un des joueurs et tu prends sa place, 2. tu vas chercher un autre ballon dans le sac à ballons et tu vas te faire des passes avec un poteau parce que les autres sont rien que des mauvais joueurs qui ne veulent pas te faire participer)

Sinon, je pouvais balancer des taupes sur leur terrain d’entraînement. On verrait si une cheville plantée dans une motte ferait courir Pirlo.
Je pouvais appeler Sarko pour les expulser. 

Et pendant ce temps, en Italie, Materazzi passe ses interviews à réclamer des excuses à Zidane. 

Raymond a demandé au public de ne pas siffler les italiens et encore moins l’hymne national.
Peut-on alors seulement les viser avec des sièges arrachés, des piles ou brûler leur drapeau ?
Il ne faut pas rigoler avec ces réactions. Il va y en avoir ce soir.
(Alors que tout serait plus simple d’organiser une vendetta discrète sur le bus pendant le transfert au stade) 

Derrière ce France – Italie se cache un match à ne pas perdre. Si un match nul équitable peut être possible, voir volé, la défaite de l’un ou l’autre va prendre des proportions aussi débiles qu’une réaction d’un dirigeant de Chelsea.
Et je tourne des phrases pour tenter d’expliquer que purée, c’est vrai que nous ne pouvons pas perdre.
Le demi sang rital qui coule dans mes veines ne sera même pas satisfait.
96 ans, une belle vie.

Un match honorifique qui arrive à masquer le PSG-OM de dimanche. C’est ainsi qu’on mesure l’importance d’une rencontre. C’est rare d’arriver à faire taire Pape Diouf et Alain Cayzac avant une confrontation.

Bon match (encore un qui va me faire battre les poils des mollets).

Posté par barnabe à 12:03 - Chemin de la campagne de l'Euro 2008 - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

03 septembre 2006

Soutien-géorgien

Tout le monde l’a déjà dit : le contexte des éliminatoires de septembre 2006 n’est pas le même de celui de septembre 2004.

La France sort d’une Coupe du Monde réussie alors qu’en 2004, il s’agissait d’un héritage triste d’un Mondial 2002 édifiant et d’un Euro peut convaincant à la suite desquels tous les cadres avaient tiré leur révérence.

Donc, Géorgie – France est mieux sur bien des points. Il s’appuie sur les certitudes de la compétition allemande et la confiance animée d’un groupe qui sait jouer sans Zidane. Zidane était une cerise sur le gâteau, nous ne jouerons plus avec les confiseries mais sur la valeur intrinsèque d’une équipe.
Cette qualité de jeu est là, elle s’exprime désormais.
Rapidité, enchaînements, défense. Tout en respectant l’adversaire d’hier, une équipe de France jouant sur sa valeur sera toujours difficile à battre. Cela ma confirme dans l’idée que sur le papier, la France a la meilleure équipe du Monde depuis dix ans.
La composition classique de Raymond débute avec une mise en place comparable au France – Togo, sans Zidane, en 442, avec Saha en deuxième pointe. Trezegoal est rentré à Turin pour soigner ses pépins physiques, pas évident cependant qu’il aurait fait partie des plans de Raymond qui privilégie la vitesse de l’attaquant de Manchester plutôt qu’un point d’ancrage dans la surface à la Trezeguet.
Henry a joué plus décroché que d’habitude participant à la construction du jeu.

Quels enseignements ?

Pour un match rendu simple rapidement suite à un tir rectiligne de Malouda et à une frappe croisée de Saha bien décalée (deux passes décisives de Ribéry). La défense géorgienne n’est pas composée de sang de Cannavaro et de Buffon.
Des buts marqués hors de la surface de réparation alors que cela avait disparu sur la route du précédent Mondial. Des imperfections là où il aurait fallu mettre trois ou quatre ballons au fond.
Ne gâchons pas le plaisir d’une rencontre enlevant toute pression au bout de vingt minutes et qui aura vu la France continuer sa pression, même lors d’une seconde mi-temps plus distendue.

L’essentiel est là. Il faut gagner contre les ‘réputés’ plus faibles et ne pas perdre de points contre les concurrents directs.

La réussite est revenue sur ce match avec un auto goal malheureux pour la défense adverse démobilisée, une transversale qui sauve Coupet sur un coup franc de dernières minutes. La chance aux champions… Coupet, d’ailleurs aura eu un seul arrêt à effectuer, mais il fut parfait.
Chaque joueur a pris son rôle au sérieux avec sobriété et j’aurai des difficultés à faire ressortir un Vieira comme contre le Togo ou l’Espagne, Zidane contre le Brésil, Thuram contre le Portugal.
L’équipe est là, bien articulée avec deux côtés techniques et rapides. Il y a un équilibre.
Maintenant, la suite.
Et j’ai éprouvé bien des difficultés à ne pas évoquer le France – Italie de mercredi. 

Pendant le match : 

Le coaching :
58ème : Mavuba contre Makélélé, la succession est en marche.
69ème : Govou contre Ribéry. Erreur d’une minute sur mes prévisions. Quand je serai grand, je serai conseiller de Raymond.
86ème : Wiltord contre Saha. Sylvain flirte avec les 90 sélections. Impressionnant pour une telle efficacité. 

La phrase technique :
Jean-Michel Larqué : « un ballon n’est jamais donné trop tôt mais toujours trop tard »
Cela se voit que Jean-Mimi n’est plus un joueur qui court dans le vide suite à un kick’n rush ambitieux. Nous allons lui en balourder des missiles exocet vers le poteau de corner pour savoir si le ballon ne peut être donné trop tôt. 

L’analyse des conditions de jeu :
JM Larqué : Tbilissi, ce n’est pas en altitude ? Depuis le début, les frappes lointaines sont flottantes, le ballon a l’air plus léger.
Thierry Gilardi : Je ne sais pas, en tout cas, ce n’est pas au bord de la mer. 

… plus tard, après avoir fait appel aux géophysiciens météorologues de TF1…
La régie
: 600m d’altitude
JML : ah bah voilà, je vous le disais, c’est 100m de plus qu’à St Etienne. Ça joue, je suis sûr que ça y joue. 

Je vous laisse méditer. 

Les autres matchs du groupe :
Ecosse – Ile Féroé : 1 set à 0 pour l’Ecosse
Italie 1-1 Lituanie (mais pourquoi ai-je cet air satisfait ?)

Posté par barnabe à 10:30 - Chemin de la campagne de l'Euro 2008 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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