11 août 2007
Pourquoi le footballeur attire (larigo)
Science&Vie n°1079 – août 07, page 22 (en bas à droite)
« Chez les souris, les phéromones émises par les mâles dominants génèrent de nouveaux neurones chez les femelles ! Ceux-ci leur permettent de bien choisir leur partenaire. »
Nonobstant le fait que les souris et les hommes sont potentiellement séparés de quelques étages sur l’échelle de l’Evolution, nous ne pouvons nier notre mammifère dépendance sur le sujet.
Donc, je tiens à attirer votre attention sur la constatation scientifique ci-dessus.
Il est désormais évident qu’un vestiaire de foot après un match est un nid pour la naissance de prix Nobel féminins.
L’épouse du manieur de ballon ne recherche pas le footballeur pour son argent ou pour la taille du sexe de Thierry Henry mais pour l’accroissement de son intellect.
Alea jacta est.
01 mars 2007
Cantona est-il un footballeur ?
Texte envoyé aux Cahiers du football pour leur concours cantonesque
Mon papa n’a jamais aimé Cantona.
Il aura même été jusqu’à prétendre que c’était une brèle.
Je lui rétorquais que, justement, il s’agissait pour l’artiste
du football d’un hommage au chanteur. J’en profitais pour fredonner la chanson
« Cantona que l’amour » et cela finissait de l’agacer.
Enfin, un artiste… Canto est-il un artiste ou sa notoriété
l’a-t-elle formulée outrageusement tel que ?
Peintre ? Mon œil oui. Il ne manquerait plus qu’il fasse
du cinéma.
Mais ne parlons pas du Canto et de sa carrière post-football
mais de l’apport de sa carrière à ce sport chéri.
Lui qui aime tant le ballon, il l’a souvent desservi.
Mon papa disait de lui qu’il devait se faire interner. A cause
de ses galipettes contre les supporters, de ses jetées de maillots, de ses coups
de sang, de son flegme britannique sur le terrain pendant que ses coéquipiers s’échinaient
à lui donner la baballe dans les pieds (juste dans les pieds, sinon, Canto ne
s’abaissait pas à tendre les orteils).
Je répondais à papa que c’était un précurseur dans l’âme.
Zidane n’a-t-il pas récupéré grossièrement sa gestion des
réactions épidermiques ?
Mika Pagis ne copie t’il pas ses presque dédaigneuses
célébrations de but ?
Ses capacités d’invisibilité sur fond de pelouse verte ne
réveillent-elles pas des vocations chez nos meilleurs joueurs de Ligue 1 ?
Et ses jeux de phrases n’ont-ils pas inspirés Barthez lorsque
le gardien chauve joua au lama contre un arbitre, rien que pour embêter
métaphoriquement Bernard ?
Par son refus de s’adapter aux règles établies, Canto rejetait
ainsi son éducation traumatisante vécue sur les bords de l’Yonne quand son Guy
Roux lâchait ses chiens et ses Diomède sur les faiseurs de bazars nocturnes. Qui pourrait donc le lui reprocher ?
Qu’a-t-il apporté finalement au football ?
Une frappe sans effort des 20m en lunette anglaise après
laquelle il fait face au public en levant les bras au ciel, comme dans un ralenti
d’un film de gladiateurs, homme haranguant la foule tel un empereur romain dans
son Colysée.
Un col de maillot remonté pour marquer sa différence comme
Rothen est capable de le faire pour faire oublier ses performances.
Un français nommé, sur le terrain de la fourbe perfide Albion :
homme de Manchester pour un siècle passé.
Une confiance pour tous les futurs ex-expatriés mercenaires du
football.
Des publicités lucratives pour celui qui dénonçait le système…
Des mouettes.
Essayons encore de parler football.
Alors qu’il ne participait même pas au jeu… Le bougre.
Cela ne lui était pas nécessaire pour se rendre évident. Sa
compétence aigue de la transparence pourrait rendre jaloux Micoud, dernière
cuvée bordelaise. Ne voit-on dans le port altier de Johan une descendance
filiale au port de balai dans le fondement de Cantona ?
Pourtant, Canto, c’était l’éclair de génie dans le brouillard britannique, c’était le luxe d’un contrôle supra technique et d’une vision rayonnante illuminant 90 minutes de tacles anglais et boueux, virils mais corrects (enfin, tous les tacles qui, à l’époque de Canto, ramenaient la trajectoire des crampons sous la rotule étaient jugés corrects).
Toutefois, il n’était pas difficile de trouver Cantona
extraordinairement possédé par le démon brésilien lorsqu’il n’avait en face de
lui que des défenseurs génétiquement modifiés par le faible patrimoine de Tony
Adams.
Canto a su être là où il fallait, quand il le fallait.
Comment sa patrie d’origine pouvait-elle le
reconnaître comme fiston footeux après ses frasques nationales et son
exil ?
Par l’unique visionnage de ses exploits grands-bretons dans
L’Equipe du Dimanche ? Impossible.
Il devait donc repasser par la Manche d’un maillot bleu pour
exister. Lui qui portait si bien le rouge de MU, il devait faire sa mue avec le
drapeau tricolore.
C’est alors que le bas blesse.
A l’instar de Ginola, peut-on lui pardonner un jour d’avoir
participer au match du 17 novembre 1993 ?
Pendant que son laxisme comportemental rejaillissait sur toute
une équipe maudite, Kostadinov transformait le Bernard en ermite de cage.
Il appartient à cette génération que nous voulons oublier,
qu’Aimé a su oublier pour construire son Mondial franco-français cinq ans plus
tard.
Depuis Fontaine, en passant par Platoche, puis la bande à la
Desch’, la France ne reconnaît ses fils que par le maillot bleu. C’est celui
qui transcende un joueur moyen bon en très bon (sauf Karembeu en 1998 mais
l’exception…).
Cantona ne sera donc que ce mercenaire épileptique aux gestes
insensés et encensé en Angleterre.
Au bout du compte, quel faible palmarès pour un joueur porté
par une telle aura.
Une coupe de France Montpelliéraine, deux titres de Champion de
France marseillais (pour seulement 40 matchs joués en 2 saisons), 5 titres de
Champion d’Angleterre (Leeds et MU) et quelques coupes anglaises. Enfin, c’est
l’Angleterre…
Rien en Europe. Rien avec les bleus.
Canto est-il d’ailleurs un joueur de foot d’ailleurs ?
Mon papa saurait quoi répondre à cette question. D’ailleurs,
père pense que tous les footballeurs sont des touristes pleins d’argent qui ne
justifient même pas leurs salaires sur un terrain. Il a des idées novatrices à
ce sujet, mon papa.
Cantona me fait rire, il reste atypique et c’est son souhait.
Sans doute. C’est son jeu. Sans doute aussi.
Malgré tout.
Il n’empêche qu’en tant que footballeur laborieux du dimanche
matin, je hais ces faux sportifs qui trottinent tout seuls, attendent le ballon
et marquent des buts impossibles, qui friment par facilité en usant d’une
philosophie de bulot.
Tout à fait ce genre de coéquipier pénible à se taper la malléole sur le front mais …qu’il vaut mieux avoir dans son équipe.
20 février 2007
FF, nouvelle version
Propos d’une clarté tout
relative.
France Football est mort, vive
le Roi ! Ou l’inverse. Avec ces journaux monopolistiques, nous ne savons
plus très où nous en sommes.
Tout du moins s’agit-il de la
version 4 de la bible du sport chéri, une mise à jour nécessaire selon l’édito
pour ce journal soixantenaire.
La mise en page a été modifiée,
les pages de brèves news ont disparu au profit d’articles plus clairs et sans
doute plus intéressants que ces listes minimalistes AFP aux allures de petites
annonces où nous pouvions attraper le curriculum vitae de Rothen pour son futur
club ou la braderie olympienne des jambes de bois de Cissé (Djibril le Cissé,
ne mettons pas toutes nos acidités sur le même club).
Fi d’un avis quelconque sur la
nouvelle mouture qui offre des ballons d’Or à n’importe qui puisque tous les
goûts sont dans les pelouses.
Force est de constater,
cependant, que FF a repris la rubrique culturelle des Cahiers du Football tant
convoitée. Cela vaut un procès et une interview par Jean Edernalier ou Gérard
Houllier, bref, un philosophe d’aujourd’hui.
Il aura donc fallu soixante ans
pour que la presse officielle comprenne qu’un lecteur de France Football n’est
pas qu’un vétéran du dimanche matin et de troisième mi-temps (preuve vivante à
l’appui sur simple demande par courrier avec fourniture d’un timbre surtaxé
pour colis de plus de 80kg).
Ah la belle page culturelle où
nous apprendrons tout sur le tricotage des maillots en peaux de léopards
tamisés des Ardennes et sur la vie sexuelle du sportif après un match (ce qui
est, convenons-en, fort difficile, si le match fut déjà physique –mais
correct-).
L’édito du jour affirme une
nouvelle fois la place prépondérante du canard (quelquefois des WC) dans le
monde du football, sorte de référence pour les footballeurs, les supporters et
la presse professionnelle elle-même qui n’hésite pas à s’auto-louanger.
France Football et L’Equipe. Le
tour est fait, et sans dopage littéraire.
C’est donc sans grande surprise
que j’acquière la nouvelle formule de FF à l’aube des vacances (il faut bien
vivre comme dirait Thierry, surtout lorsque Madame conduit et que la route des
cimes n’est pas encore en vue – tout le monde sait que les dames n’aiment pas
conduire en montagne-).
J’achète FF en congés, comme
L’Equipe lorsque je me sens zélé ou le temps est vraiment irritable.
Donc, FF est inévitable.
Sauf une fois par mois avec les
CdF. En fait, même pas car les CdF étant alternatifs, ils ne servent pas la
même cause. Heureusement.
Si les autres revues/journaux
sur le sport/football n’arrivent pas à s’installer sur le même créneau de la
presse écrite que L’Equipe et FF, c’est qu’il y a bien une raison : le
copier-coller ne marche pas face aux dinosaures qui s’autoregardent dans la
glace et se congratulent humidement, comme un soir d’automne sur les bords de
l’Yonne.
Quelle autre presse, décalée,
d’un regard différent, aurait sa place quotidiennement en France ?
Il n’y en a pas.
Il ne s’agit pas de passer
aux Cahiers du Football de la pommade qui chauffe avant les matchs sur les cuisses et les mollets un
dimanche matin d’hiver (que ceux d’entre vous qui n’ont jamais essayé la pommade Musclor me
jette le premier crampon de douze vissé) mais je m’interroge sur la capacité de
faire, de concert, qualité et quantité en presse.
L’article de L’Equipe qui fond
son encre sur nos doigts moites n’aura jamais la profondeur de champ d’un des paragraphes des Cahiers. Question de temps pour fabriquer un texte.
Tout du moins ose-je inventer
cette excuse pour m’abreuver des banalités mille fois exprimées (chaque semaine
de chaque année) dans les passages de FF.
Parce que vous n’allez pas me
dire que FF et L’Equipe font exprès de resservir la soupe sans effort ?
Bon, à part parce que les gars
comme moi collectionnent quand même les éditions pendant les grandes compétitions
malgré leurs désuétudes.
A part ça ? Hein ?
Alors est-ce possible d’être
alternativement volumétrique dans l’inventivité ? *
Fabrice Lucchini disait lors
d’une publicité diffusée sur une station libre : « Rendez-vous compte
qu’il y a des gens qui analysent le sport ? »
Ben oui. Mais le font-ils
bien ?
La nalyse ne peut se faire qu’épidosi édopi
épisodiquement avec qualité (par exemple après un match de l’Equipe de France)
et avec humour et pas, chaque jour, après ces milliers de confrontations
poilues qui courent les pelouses mondiales chaque jour.
Si L’Equipe a encore cette
excuse du travail dans l’urgence, FF ne l’a presque pas : un bi-semainuel n’est pas un quotidien.
Ou
alors s’agit-il d’une ligne éditoriale qui se veut volontairement fade et
dénuée d’humour corrosivement farceur ?
Donc,
FF, malgré la forme, ne change pas le fond.
Et
dire que ça a l’air satisfaisant.
* Après lecture
de cette phrase, prenez un triple sky-coke et la vie vous paraîtra plus simple.
06 février 2007
Mais que sont devenus les Marseille – PSG ?
Il y a une époque que les moins de quinze ans ne peuvent pas
connaître. C’était l’âge bénit des cuissardes moulantes sous les shorts et des coiffures
technographiques à Ginola.
Alors que je regardais dimanche soir d’un œil distrait le
choc, le clasico, le derby national Marseille – Paris, je me demandais comment
remplir la rubrique « Mais que sont-ils devenus ? » avec Eric Di
Méco et Carlos Mozer.
Il est vrai que depuis dix ans, les deux équipes jouent les
grands écarts au classement ou, se morfondent dans le ventre mou de la Ligue 1
à chaque confrontation, enlevant ainsi l’intérêt comptable du match.
Mais tout l’attrait de la partie est ailleurs, il est dans
l’affrontement Capitale – Province, dans l’aura des deux clubs français les
plus côtés dans le gotha européen (n’en déplaise à Jean-Michel, fervent lecteur
de la région
Rhône-Alpes) et dans cet historique violent et créatif des
années 90.
Rendez-vous compte, il n’y aura pas eu, ce dimanche de
février, un seul fumigène bien employé sur le buste d’un supporter adverse, pas
un échange de siège molletonné façon colonne de Burenne, à peine quelques
insultes sportives dans les tribunes que les médias ont bien gardées de
surexposer par sono de 5000 watts interposée.
Ah, où est ce luxe d’antan où les bus se faisaient
caillasser et les feux de Bengale prenaient sur les vêtements en lycra ?
Malgré une poignée de mains feutrée entre les deux
entraîneurs, il n’y eu même pas de paroles déplacées, de tapes franches qui
démettent les cervicales, de croche-pieds dans l’escalier. Rien.
Même José Anigo se porta bien. Il est vrai que la sécurité
du club avait pris soin de ranger toutes les bouteilles d’eau de javel au cas
où l’envie lui prenne de faire briller les vestiaires adverses (par souci de
bien faire, petit manuel du Comment
recevoir par José).
La proximité du choc des Olympiques du milieu de semaine
dernière en Coupe de France calma également les déversements bilieux des
journalistes avides de petites phrases mesquines à l’approche de cet OM-PSG des
familles.
Canal+ fit tout de même son grand format, mode Très Grand
Match, mais sans saveur particulière. Zidane ne s’était pas déplacé sur la
palette technique de Philippe Doucet, il ne s’agissait pas du 10000ème match de
Ligue 1 retransmis par la chaîne cryptée, juste une belle affiche de papier
journal.
Et les joueurs ?
Ils sont tous amis vous dis-je. Ils rigolent, se serrent les
paluches comme dans les salons de remise de Trophées UNFP.
Ils se racontent leurs dernières vacances et sortent des
bonnes blagues sur Guy Lacombe.
Ah le foot a changé ! Triste époque où le dopage ne se
limite plus qu’à quelques antidépresseurs d’avant match pour calmer toutes
velléités et ardeurs hormonales bien masculines.
Les sensibilités ne se heurtent plus, ça fait mauvais genre,
ça ne fait pas lisse, pas politiquement correct.
Même un imbécile de Canal a osé dire qu’on avait de la
chance, en France, que ce match ne prenait pas des allures de Calcio sicilien.
Comme si nous étions exemplaires…
Heureusement, prenant conscience in extremis de sa
divagation, il se reprenait avec un ‘nous n’avons pas de leçons à donner’.
Donc le match, les joueurs.
La première mi-temps fut avenante avec des fautes viriles, à
peine incorrectes. Chaque équipe veut marquer son territoire comme si uriner
sur la pelouse pouvait faire fuir des adversaires cramponnés.
L’arbitre, breton de sa Fédération ne s’appelait pas
Stéphane Bré et donc n’était pas là pour faire du zèle comme à l’automne, pour
le match aller. Il tint tout à fait correctement les vingt-deux acteurs.
Avez-vous remarqué que l’appellation courante ’les 22
acteurs’ prenait toute sa consistance sur les sauts de Rothen et sur un
plongeon en surface d’un Sylvain Armand porté vers l’offensive ?
Ah ces joueurs, ah, ces acteurs.
Quelques coups d’épaules, des baffes en l’air derrière la
caméra, l’usage des coudes, on s’observe.
Match équilibré, quoique légèrement haché. Plaisant pour un
OM-PSG.
Pendant le calme affiché, je repense aux applaudissements
qui concluaient les tacles aux genoux des années 90, lorsque Tapie jetait de
l’huile sur le feu, intimidait autant son équipe que les parisiens.
Où sont passées les faucheuses automatiques qui sévissaient
sur les ailes ?
Que sont devenues les échauffourées, mêlées multicolores
organiques dans lesquelles les deux équipes s’échangeaient leurs poings de vue
(ou même à l’aveugle du corps arbitral pour les plus fins) ?
Quel calme. A faire pâlir un hooligan du Feyenoord.
Le retour au vestiaire n’engagea même pas de discussion
entre un Galtier et le sensible Gallardo.
Piètre et fade mise en scène sans saveur.
La seconde mi-temps s’agita avec un rythme plus élevé, des
attaques enflammées, des coaching ambitieux.
Le match prenait sa véritable valeur lorsque Cissé contra la
malléole de Yépès. Enfin un peu d’action digne d’intérêt.
Cependant il est bon de préciser qu’à l’époque où Carlos
Mozer piétinait les parisiens, nous pouvions constater que le Sud-américain
était bien plus solide et dur au mal.
D’ailleurs, dans son souhait de vengeance bien naturel,
Mario rata la nuque de Djibril quelques minutes plus tard. Carlos, lui,
n’aurait pas été si humble pour cravater sa cible.
Il faut dire aussi que les défenseurs manquent de ce poids
qui ajoute au mauvais geste maladroit toute sa douleur. Ronald Zubar ou Julien
Rodriguez n’ont pas le physique poétique d’un Basile Boli.
De là à penser que Nantes ne recrute que des organismes sur
modèle de Carrière pour les diffuser en Ligue 1 (notamment à Paris).
L’honneur de la partie est sauf puisque Mario peut désormais
se perfectionner sur Nintendo jusqu’à la saison prochaine.
N’en déplaise à Alain Caysac, une fracture de la malléole
vaut moins de points sur l’échelle de Cissé que la blessure qu’un double tibia
– péroné.
La Ligue a décidé d’officialiser cette nouvelle échelle de
mesure afin de déterminer le nombre de matchs de suspension suite à une
blessure en match.
L’échelle de Cissé dit donc :
- Frau contre Noro (6 mois d’indisponibilité) : 2 mois
de suspension
- Cissé contre Yépès (3 mois et demi d’indisponibilité moins
2 mois de jeu en réserve à cause d’une histoire de penalty provoqué par
ascenseur dans la surface par le Colombien dans un prochain match, soit 1 mois
et demi seulement d’indisponibilité réelle) : 3 matchs de suspension (à
venir).
Le reste de la partie fut anecdotique : deux buts
mérités, une fin de match assez folle pendant laquelle malheureusement, tous
les portables et batteries furent évités par les juges de touches.
Des déceptions de part et d’autre au coup de sifflet final,
pas de cocards, pas de bas déchirés, pas d’œufs de pigeon sur les crânes, pas
de crachat (le retour de Barthez est attendu avec excitation au Vélodrome avec
Nantes).
Les entraîneurs sont restés tout à fait corrects dans les
conférences de presse (Anigo avait été bâillonné par sécurité et par Pape Diouf
devant Kachkar pour démontrer la répartition des rôles dans la Direction de
l’OM).
L’Equipe titrait le lendemain « Paris relève la
tête » dans un petit encart alors que le gros match était la défaite de Lyon.
Quand je vous dis que les Marseille – PSG ne sont plus ce
qu’ils étaient…
Triste époque.
29 novembre 2006
Le rugby ne passera pas
Je viens d’observer avec attention un match de rugby.
L’affiche du dernier match international 2006 de nos athlètes en
calendrier correspond à la première confrontation 2007 de leurs frères
cramponnés, véritables sportifs eux, convenons-en.
Force est de constater que le rugbyman veut se mettre en valeur
en chaussant des maillots trop petits pour eux. Ça moule.
Amusant de constater qu’ils se les échangent en fin de partie
sans même vérifier l’adéquation de leurs tailles respectives.
Si Carew donnait son maillot à Eric Carrière, le lensois aurait encore
de quoi se faire une paire de draps après avoir renouveler son équipement
sportif pour l’hiver.
L’inverse aurait fait économiser un paquet de mouchoirs au
norvégien.
Malgré ce que tous les esthètes de l’Ovalie peuvent dire, le rugby
est un sport raisonnablement simplet. En serait-il autrement pour s’adresser à
ces quintaux de bidoches qui se piétinent avec allégresse dans la boue.
Mais techniquement, le sport est faible.
J’ai la balle, je cours, je me tape la tête contre un mur (bleu
ciel et blanc aujourd’hui, très noir ces deux dernières semaines), je me couche
toi là, je lâche le ballon puisqu’apparemment, c’est ce que les armoires
normandes d’en face recherchent à coups de crampons alu de 18 sur des tempes
découvertes.
D’autres gars me prennent le ballon ente les jambes avec
souvent, un testicule mêlé puis le lance à un copain de la même casaque bourrinée
en arrière.
L’heureux désigné volontaire attrape alors l’œuf de cuir et nous
reprenons tout le cycle à son début : il court, il se tape la tête contre un
train de marchandises et tombe massivement en attaque.
Si les adversaires récupèrent l’objet de tous leurs fantasmes, ils
prennent alors le jeu à leur compte et rentrent alors violemment dans les péniches
d’en face.
C’est un cycle sans fin jusqu’à ce que, par un hasard que les spécialistes
appellent tactique, un joueur moins bête que les autres décide de se démarquer
et de faire un slalom entre les poteaux télégraphiques adverses au lieu de
foncer dans le tas.
Le but étant, on l’oublie trop souvent, de porter la baballe aux
rebonds illogiques derrière une ligne (notons bien qu’il ne faut même pas viser
pour marquer un essai et qu’il n’y a pas de filet).
Il arrive aussi qu’un joueur plus frileux décide de putter rapidement
vers l’avant pour éviter de se prendre un TGV de cent vingt kilos dans la
mandibule inférieure.
Le jeu est très souvent interrompu à cause de pénalités suite à
des fautes incompréhensibles (même avec la vidéo) : en avant (sans
Guingamp), manchette à la pomme d’Adam, placage d’un gars sans ballon, arrachement
des ligaments du genou, crevaison des yeux, torsion des testicules restantes, et
autres délices moyenâgeux.
Quand il n’y a pas de vraiment d’erreurs dans le jeu, l’arbitre peut
stopper la partie pour procéder aux divers soins liés aux contacts nombreux.
Bref, la circulation de la balle laisse à désirer toute la poésie des courses
musclées.
A noter également qu’il s’agit du seul sport où le commentateur
sportif s’exclame avec délectation sur une mise en touche volontaire : « ah
que c’est bien joué, quelle belle touche trouvée ! ».
Donc, aucune fluidité, aucune vision du ballon (puisqu’ils s’agitent
frénétiquement dessus), actions répétitives et mauvais exemple pour la jeunesse.
De plus, les points se comptent aléatoirement sans raison
logique apparente.
A côté de cela, ma femme est capable de se poser dix minutes sur
le canapé, sans qu’on la force, pour observer librement ces trente gaillards tandis
qu’elle ne décroche pas un regard contre un match stressant de L1 : Sedan –
Nice.
Le rugby trompe les femmes, il faut désormais commencer à dire
la vérité quelques mois avant la
Coupe du Monde de l’an prochain.
Sinon, le mois de septembre 2007 risque d’être difficile à
supporter.
28 novembre 2006
Le Ballon dort
Tenant
augustement et poétiquement le tibia de Djibril Cissé dans la main et regardant
le ciel ombrageux, je devisais : Il
y a quelques jours de pourri dans notre royaume.
Les années paires qui ne sont pas celles de Championnat
d’Europe des Nations, et depuis 1994, il d’usage de donner le Ballon d’Or à un
vainqueur du Mondial.
En 1994, Stoïchkov, le bulgare hystéro-agaçant et en 1986, le
russe Belanov, font figures d’exceptions depuis plus de vingt années
d’élections arrangées (sauf pour nos français Papin 1991, Zidane 1998 et
Platini 1983 à 1984, bien entendu).
Donc, il fallait, pour les jurés, qui on le sait, sont
compétents en matière de football puisqu’ils représentent leurs Fédérations
Nationales, trouver quelqu’un dans le 11 italien.
Faisant fi de la régularité de Thierry Henry et de ses deux
finales des plus grandes compétitions de l’année (Ligue des Champions,
Mondial), des soubresauts spectaculaires de Ronnie, et d’autres joueurs
grandement méritants, les deux premiers élus sont Buffon, le gardien parieur et
Cannavaro, l’ex-défenseur de la Juve.
Point de chauvinisme grassouillets dans mes propos pour le
non-sacre de Titi (si tous les joueurs exceptionnels avaient reçus le BO, ça se
saurait), mais un juste retour des choses.
Alors qu’on nous a bassiné les écoutilles avec l’image
irréprochable que doit avoir un homme public, un sportif de haut niveau, un modèle
social, que diantre, un footballeur ; tout ça parce que Zinédine s’est
essuyé la calvitie sur un vulgus pecum
que Dame Nature a doté d’un caractère grossier et violent en finale
sur-médiatisée de Coupe du Monde pour le dernier match de sa carrière non
exemplaire ; le choix italien du BO peut faire discuter.
Donc, discutons.
Buffon et Cannavaro sont de cette Juve accusée à raison de
triche et vol de Calcio. Ils n’ont donc pas été champions d’Italie cette saison
(juste relégués en Série B, ce qui en soi est un exploit puisque c’était la
première fois de leur histoire).
Le gardien Jean-Louis, dauphin de son défenseur central, a été
suspecté de paris litigieux.
Lui et son défenseur central n’ont pas été inquiétés dans la déferlante Moggi mais en ont bénéficié pour mettre en valeur (doper) leurs performances.
Ils ont plus ou moins navigué dans les eaux troubles de dopage organisé par un système rodé et zélé d’accompagnement médicalisé, mais me direz-vous, qui n’a pas besoin d’un coup de seringue de temps en temps ?
Mais il s’agit du BO tagué 2007.
Nous avons Buffon dont l’évidente importance nationale a sauté
aux yeux lors du Mondial allemand, à tel point que l’Italie, d’une pauvresse de
jeu rare pour un vainqueur, se retranchait derrière l’ultime rempart. Sauf sans
doute, cette épique demi-finale contre le pays organisateur où l’Italie a été
contraint de développer ses réels talents offensifs.
Buffon mériterait presque sa récompense de cet arrêt réflexe en
prolongations, sur une tête appliquée de Zidane qui pouvait solder la carrière du
n°10 de façon presque trop parfaite. En un arrêt, il a défait le meilleur
joueur reconnu du Mondial (du Monde ?) avec les conséquences non causales
qui ont suivi.
Mais qu’est-ce Buffon depuis le mois de juillet ? Un
gardien aisé de Série B à féliciter pour sa fidélité à son club dans le moment
le plus tragique.
Une deuxième place au BO peut donc s’offrir sur une prestation d’un
seul semestre.
Quant à Cannavaro, les sunlights de Madrid l’ont appelé. Depuis
août, il se complait, sans se forcer, au Real, multipliant de criantes
contre-performances indignes de son niveau mondialiste.
Un une-deux contre Lyon l’a mis au désespoir.
Encore une fois, les yeux des jurés se sont appliqués à se
fermer le soir du 9 juillet.
Devait-on donner ce Ballon doré à Cannavaro ?
Non.
Devait-on donner cette deuxième place à Buffon ?
Non.
Pourtant, me disais-je, pour une fois que l’on reconnaît les
valeurs défensives.
Ou alors je ne comprends pas.
Ou alors je n’y connais rien.
Tiens,
ah oui, peut-être.
Je
reprenais alors l’os de Djibril pour tapoter un tambour, juste pour reprendre
le rythme de l’année qui arrive.
16 novembre 2006
Célébration
Si la gloire née d’un exploit était proportionnelle au niveau de classe d’une célébration organisée par la Fédération Française de Football, l’équipe 1998/2000 peut se poser des questions quant à leur durée de vie historique dans la mémoire collective des gens.
Dix minutes maximum, des extraits vidéo sur grands écrans, une dizaine de gus au milieu d’une étoile terne projetée sur la pelouse du Stade de France. Voilà tout pour cette équipe incomplète (on comprend mieux ceux qui n’ont pas annulé leurs vacances pour venir) qui a marqué l’Histoire du foot national.
Alors oui, était-ce la bonne formule, le bon moment ?
Pourquoi eux et pas la bande à Platoche et leurs titres
olympique et Euro 84 ? Pourquoi pas tous ensemble avec Raymond et Just
aussi ?
Just est quand toujours, ad vitam æternam, le meilleur buteur d’une
seule Coupe du monde.
Luis a presque raison d’attaquer quand on voit poindre ce petit
sentiment de jalousie par rapport à sa génération des années 80 romantiques.
Mais désormais, Luis, Alain, Jean, Michel ne doivent pas être
envieux de la piètre fête organisée en l’honneur des Champions du Monde et d’Europe
(dans cet ordre).
TF1 avait bien senti le ridicule de la manifestation pour ne
rien retransmettre, ou plutôt leur résumé de dix secondes fut suffisant.
Un match de gala multi-générations ou même entre 98 et ceux d’aujourd’hui
aux dix ans de la victoire du 12 juillet aurait eu une incidence commémorative
plus sympathique.
Les matchs du Variétés ne sont jamais mis en valeur alors que
le football prend toute sa valeur festive.
Ou bien, pourquoi reconnaître une telle évidence ?
Une telle révolution que ce France – Brésil.
Les fanas reconnaissent les 13 buts de Just, les 51 buts de
Michel, la démonstration française de l’Euro 84 (bien plus convaincante d’ailleurs
que 1998 et 2000 quand on y pense), Séville et Guadalajara sans qu’il soit
nécessaire d’en rajouter.
La légende a déjà été inscrite alors à quoi bon la rabaisser
par une célébration, convenons-en, pourrie.
S’en suit France – Grèce, le vice champion du Monde contre le
champion d’Europe en titre, ou les deux derniers champions d’Europe.
Belle affiche si la Grèce n’était pas cette équipe imbuvable et
triste qui aura réalisé son exploit au Portugal là où le football moderne a
perdu pied.
27 septembre 2006
La braderie lilloise
Tout bien pesé, je n’ai absolument rien contre Lille.
Il parait que c’est une ville jeune avec une grande braderie
entourée de moules et de frites. Que du bonheur en somme (même hors de la Baie).
Il se dit dans les milieux autorisés qu’il y aurait une équipe
de football bien qu’il n’y ait pas de stade. La rumeur court que Lille jouerait
en ligue des Champions.
Alors Lille – Milan, pensez donc, le troisième de Ligue 1 de l’an
passée contre le troisième du Calcio (classement obtenu après négociations des
magouilles italiennes du dernier championnat).
Mais le Milan, c’est le Milan, c’est l’histoire, c’est le sextuple
vainqueur de la C1, c’est Paolo Maldini, Berlusconi, c’est l’escalope.
Et Lille, c’est la braderie.
Alors pensez donc, le lillois demande logiquement un autographe
au milanais, veut son maillot, veut se faire prendre en photo avec l’équipe italienne,
veut une place à San Siro pour leur prochain match.
Et donc, après un match nul (mais agréable cependant pour peu
qu’on ne regarde que la dernière demi-heure les yeux à moitié fermés de fatigue
d’un entraînement footballistique de fin de journée) 0-0 à Félix-Bollaert, dans
l’antre des casques sang et or, c’est la fête, la satisfaction de l’exploit
réalisé, la béatitude réjouie.
L’Equipe le reconnaît sur son site avec le titre : « Lille
a tenu bon ».
Et comme la ligne éditoriale est cohérente (bien que peu
inspirée) dans le groupe journalistique, la première page du quotidien le
confirme : « Lille tient le choc ».
Mesdames, messieurs, la diatribe suivante va choquer mais faut
arrêter de déconner.
Y’en a marre de tenir le choc, y’en a ras les roubignoles de se
gausser d’un match nul obtenu de haute lutte, ç’en est à braire de lire,
écouter, regarder, ses autosatisfactions navrantes de Lille qui accroche le
Milan AC.
Rappelons l’objectif d’une compétition dans un milieu sportif
professionnel et qui plus est perturbée par les données financières
trébuchantes : gagner.
Non, Môsieur, Lille ne doit pas être content de faire un nul à
la maison, surtout après avoir décroché un même nul encore plus nul à
Anderlecht il y a quinze jours.
Non, Môsieur, ce n’est pas bien d’être content de ne pas avoir
perdu. Il ne s’agissait pas de contrôler le match mais d’aller chercher les 3
points dans ce mini championnat à 6 rencontres.
Non, Môsieur, la France n’a pas à être heureuse car il faudra
bien que ses clubs comprennent qu’ils ont changé de statut, qu’il y a eu bien
des occasions de remporter ces compétitions européennes depuis 15 ans, que la France
a été championne du Monde et vice aussi, championne d’Europe aussi ces 8
dernières années, que les clubs nationaux, s’ils le veulent doivent terminer
dans le dernier carré de chaque Coupe d’Europe.
Il est tellement bavasser que les autres championnats majeurs
sont les plus forts que nous sous-estimons nos équipes.
Lille et Lyon ont la stabilité du haut niveau depuis quelques
années. Ils doivent des résultats, le contraire serait une faute professionnelle.
Ah oui mais les autres clubs richissimes sont meilleurs, avec
les moyens, les joueurs, le dopage non contrôlé, les intérêts fiscaux, les
dessous de short des arbitres…
Ah non, car comment Paris aurait pu un jour trucider le Real
Madrid 4-1, comment Bordeaux aurait pu éliminer le grand Milan aussi 3-0,
comment Marseille aurait gagner contre le Milan encore, comment Lyon aurait
reporté nombre de ces dernières rencontres contre la Lazio, l’Inter…, comment d’autres
victoires appelées « exploits » ?
Mais les statistiques prouvent qu’un club français va gagner qu’une
fois sur dix à cause justement des paramètres structurels et financiers des
clubs.
Mais tu sais ce que je leur dis aux statistiques aussi fiables
qu’un sondage ?
Attendez un peu que je m’occupe de la prochaine élimination de
Lyon en quart de finale au printemps 2007 parce que ça va bien d’écraser avec
la manière le Real Madrid, de pulvériser des roumains dans leurs roulottes mais
qu’en est-il réellement en terme d’efficacité de résultats ?
Si je comprends bien la culture française de la victoire, nous
avons toujours cette historique tunique de l’outsider.
Alors si Lille n’est là que pour participer, qu’elle laisse la
place à d’autres clubs qui se donneront les moyens de leurs ambitions.
Si je tenais cette andouille de Coubertin qui continue de faire des émules et des mules aussi…
21 septembre 2006
La potée ose du succès (proverbe auvergnat)
Tout s’est déroulé le soir.
Il suffisait de rentrer du travail à une heure indue, proportionnellement
au salaire versé et d’ouvrir son courrier incidemment pendant que les nains finissaient
d’asperger les murs de la cuisine de grains de riz.
Dans ce sachet plastique gris bleu, il y avait ma revue du mois
de septembre. Ma préférée de part son contenu.
Je la déplie avec délicatesse et la porte sur le lit conjugal
pour la lecture d’avant sommeil.
Les trépidations de ma vie m’ayant poussé à éplucher deux
oranges, manger un melon et regarder les premiers épisodes ternes de la
nouvelle saison d’Urgences, je m’en allais, claudiquant vers ma couche.
Je lisais un bout de Science&Vie pour me donner bonne
conscience puis attaquais avec satisfaction mon magazine.
Je feuillette, lis les titres des articles en diagonale, m’arrête
sur un dessin et reviens à l’édito.
Je continue la page et tombe les yeux ébahis sur ces mots que je
connaissais.
- Ben c’est pas vrai ! C’est dingue ! Hé regarde chérie, regarde, mais regarde que je te dis ! » Dis-je en attrapant un coin de son tee-shirt chemise de nuit informe et en le secouant vigoureusement dans tous les sens que la décence permet.
- ‘gad’ donc ! C’est moi, hé, c’est moi ça ! T’as vu,
ils ont publié un truc que je leur ai envoyé ! Oh ben dis donc »
Je passe le journal à la mère de mes enfants qui se fatiguait à
lire deux Bernard Werber à la suite, je lui montre du doigt le passage et relis
par-dessus son épaule avec quelques pouffements de contentement.
J’attendais sa réaction.
- Consternant, c’est consternant.
- Ah oué, t’as vu c’est vraiment moi, rho dis donc, c’est ma
première publication ! Et en plus ici !
- T’as vu que c’est dans la rubrique des lecteurs intitulée :
« On a vraiment reçu ça » ?
- Hein ? quoi, oui, mais bon. Dis donc.
Je reprenais le magazine pour relire une nouvelle fois ces mots
glissés dans la boite à message de leur site.
Je secouais frénétiquement les jambes, m’asseyais, me
rallongeais.
Certes, je remuais la cuisse droite avec plus de difficultés
que la gauche à cause de l’entraînement de mardi soir où j’ai poussé mes
muscles dans les derniers retranchements de cette reprise sportive.
(Je ne disais pas à ma dame que, comme quoi, il y a bien des
moyens de se secouer la cuisse sans elle).
Je repensais à ce mot : consternant. Et en fait, j’en tire
une fierté particulière. Si. Une fierté assez proche de la perfection morale.
Si.
Donc, courez acheter Les Cahiers du Football n°28
Si vous voyez une histoire de fer à repasser sur la première
page, vous saurez.
Je m’excuse par avance de la faible portée de ce blog sur l’explosion
des ventes du mois, voire de la possible influence négative.
Avec un peu de recul, je m’aperçois que cette note est également
consternante.
C’est important de maintenir l’effort et de confirmer.
05 septembre 2006
L'informatique rend intelligent
Ceci est la première auto-note
promotionnelle réversible sur deux blogs. Si, ça existe.
Juste un contrôle et que vois-je ? Mes aïeux ?!
Plus de 320 visites en une seule journée ? Mais ai-je
soudainement un blog Typepad où on achète ses millions visiteurs ou bien ?
(et paf)
Me suis-je fait Lemeurisé ?
Je suis rassuré, l’interface Canalblog est encore là. Hum, à
moins que LLM ait acheté Canalblog ? Bizarre tout ça.
Ou alors, mes qualités rédactionnelles ont subitement été
reconnues d’un seul coup, comme ça, pif (en fait non).
En fait, suite à une analyse pointue de la situation, il se
trouve que je me suis retrouvé cité dans le forum de Hardware.fr.
Ne me demandez pas pourquoi.
Je vous assure, même mes penchants attendrissants vers un
circuit intégré d’une carte mère ne provoquent pas cet effet là normalement. Pourtant,
je ne sais pas si vous avez déjà vu toutes ces pointes de soudure, c’est très
excitant.
Bref.
Partie du Bar Nabé (à cliquer)
Partie du Bar des Sports
Puis par hasard, je me suis fais linké également sur l’autre
blog (je vous ai dit que j’avais ouvert un autre blog ?)
Egalement par le forum de Harware.fr mais dans une autre
catégorie qui parle de football. C’est fou comme on peut parler de foot n’importe
où.
C’est Baathor qui s’y colle et me lance des fleurs. Un blog très drôle qui dit. Dis Baathor,
tu es marié ? … Pardon. Bah non, ce coup ci, là en fait non, t’es
supporter de l’ohème ?
Bref.
Taliesim lui répond : « bof bof quoi
Humour d’ados de 14 ans. Ca
vaut pas le petit José
»
Bon, j’en conclus que
Taliesim est un supporter bourrin du PSG. Mais
c’est une réaction bien rapide quoique tout à fait humaine, pour peu que vous
ayez dans vos meilleurs amis, des supporters du club de la capitale (Rico, si
tu me lis).
Afin de démontrer à Laurence67 toute ma sagesse, je ne tatane donc pas le petit gars. C’est ça la sagesse. Pardonne leur, ils ne savent pas ce qu’ils font, y’a un gars qu’à écrit ça avant de servir de prétexte à du découpage en rondelle de saucisson à la bergamote.
Surtout, je prends ça comme
un compliment. Bigre encore, de l’humour d’ado de 14 ans ! ça me plait
bien.
J’aime beaucoup. C’est un
peu ce qu’il y a dans ma tête. C’est vrai.
Je regarde mes cheveux gris clair s’installer, d’autres tomber s’écarter sur le dessus, des rides des belles ridules marquer délicatement dessiner mon
visage buriné doux comme
un postérieur de bébé et je n’arrive toujours pas à me persuader que je cours avec courbatures vers 40, que j’ai
deux enfants de 3 et 6 ans parfois plus mûrs que moi.
C’est beau l’adolescence une fois qu’on en est sorti. Merci mon gars, tu ne le sais peut-être pas, Taliesim, tu as l’analyse fine (et c’est rare pour un petit con de supporter du PSG).