12 mars 2007
La thèse empirique
La reléguation prend le pouvoir.
Nous sommes tous d'accord pour dire que la lutte pour la 3 ème place du championnat n'a aucun intérêt. Donc, intéressons nous logiquement aux derniers loges du camp.
L'étude, proprement dite chiadée qui suit, a une haute teneur en bifidus actif (ceci étant dû à une absorption exagérée de yahourt, remplaçant naturel du sport de bas niveau).
Partons du principe que parmi PSG,
Nantes, Troyes, Nice et Valenciennes, 2 équipes accompagneront Sedan en Ligue
2.
Partons aussi du principe que le
sauvetage des meubles se fait à 41-42 points (43 points en 2004-05, 39 points
l’année passée).
Appliquons les résultats de l’année
passée sur les matches restants à jouer pour toutes ces
équipes.
(C’est pas plus con que de faire des
pronostics intelligents).
Etant donné que ni Lorient, ni Sedan
n’étaient dans l’élite, ces deux clubs seront donnés perdants lors de nos
confrontations simulées (oui, c’est con aussi).
Etant donné que Valenciennes a
aujourd’hui 32 points mais n’a pas d’historique en L1, gardons les en tête quand
même. Sorte de joker nordique.
Faut cliquer sur le fichier PDF qui ne contient aucun virus (carnet de vaccination à l'appui).
Nice passe, VA sort ses pitbulls et s'accroche.
C'est à ce moment qu'il faut avoir des pensées forcément émues car il y a de fortes probabilités (je vous le rappelle, basées sur une absence avérée de fondement évident) pour Nantes ou Paris y passe. (Pensons également à Troyes, mais plus rapidement.)
Ou alors, la Ligue recevra des chèques jaune et vert, ou bleu et rouge pour passer la L1 à 22 clubs afin, bien entendu, de sauver le football français et de faire plaisir au Havre, 4 ème de L2.
Enfin, ce que j'en dis... au soir du 26 mai:
15. Nice 49 pts
16. Valenciennes 44 points (hypothétiquement)
17. PSG 42 points (il est des clubs qui peuvent avoir la chance du goal à Vérage)
18. Troyes 42 points
19. Nantes 41 points
20. Sedan (je n'ai rien contre Sedan, bien qu'ils soient moins accueillants depuis qu'ils ont rangé Babar, leur sanglier)
05 mars 2007
La cane a ri en voyant ses petits
Paris et Nantes luttent contre l’ignominieuse descente en
Ligue 2. Il y a une probabilité non négligeable que l’un de ces deux chefs
d’œuvre en péril goutte à la honte de la division inférieure.
Il faut faire quelque chose, il faut étudier le phénomène
pour comprendre pourquoi ces deux clubs si riches de palmarès et de budget se
retrouvent au mois de mars dans les trois derniers des vingt clubs de l’élite.
Ben tiens.
Il ne manquerait plus qu’Auxerre pour avoir le brelan de
brèles.
Le FCNA est un club formateur. Non môsieur, plus depuis au
moins cinq ans (l’article de FF n°3177, édition du mardi 27/02/07).
Paris SG vit la plus noire de ses saisons depuis sa
création. Bon, là, d’accord.
Auxerre n’a plus Guy Roux et Fernandez porte mal le bonnet.
Moi aussi, je préférerai avoir PSG, Monaco, Lyon, Marseille,
Auxerre, Nantes, Bordeaux se tenir en un 1 point en tête du championnat pour
garantir une fin digne de ce nom (et St Etienne pour le fun).
Moi aussi, je fais là, comme tous les médias, une grossière
erreur irrespectueuse envers Sochaux, Lille, Lens et de l’autre côté, les
supposés reléguables, sans compter les spécialistes des ventres mous.
Pendant qu’on nous caramélise la tête en pleurant sur les
gloires passées, nous ne mettons pas assez en valeur ces clubs –irréguliers
certes- qui obtiennent l’espace d’une ou deux saisons l’alchimie équilibrée et
exacte qui fait d’une écurie banale sur le papier un monstre de compétition.
Mais Lorient, Le Mans ou Toulouse seront toujours moins
vendeurs dans L’Equipe que les 7 gros clubs précités.
Je me pose humblement une question (avec l’aide d’un ami
supporter du cru) : qu’à fait Nantes de la vente de tous ces espoirs de la
génération Loko, Ouedec, Pedros ? Et ceux d’avant ? Ils n’ont plus
réellement investi dans leur centre de formation (dont l’ex-exemplarité faisait
rougir il y a peu tous les clubs européens), ils ont raté quelques recrutement
externes, certes, mais encore ?
La prise de Direction financière ne fait pas tout. Qui se
barre avec le magot depuis des années ?
A côté de ça, la soupe est resservie autour de l’éthique de
Nantes : club formateur capable de faire des coups en fonction des
générations (en gros tous les trois ou quatre ans).
Pourquoi Nantes ne se donne pas les moyens de ses
ambitions ? Calmement.
Et Auxerre qui nous a fait rêver nombre de fois en campagne
européenne et qui s’endort avec cette impression que le discours de Roux sur le
combat du maintien est plus vrai que jamais ?
Elevage de champions, riaient Les Guignols. Mais c’était
vrai.
Est-ce que seul Bosman serait responsable de tout cela à
Nantes et sur les bords de l’Yonne ?
Et Paris et ses crises.
L’année prochaine, rôles inversés avec l’ohème.
Ridicules.
Alors j’aimerai croire à ce que je dis. Penser
réellement : vive Le Mans en Ligue des Champions, puis l’année d’après,
Lorient, et ensuite Nice.
Mais je n’y crois pas.
Je veux du Paris – Barcelone, du Nantes – Juventus, du
Marseille – Milan, du Lyon – Real Madrid, du Monaco – Real (encore parce qu’il
n’y a pas de raison), du St Etienne – Kiev, du Bordeaux grand cru aussi.
Même les matchs nuls à l’arrachée de Lille me déplaisent.
Non pas que Lille ne mérite pas son grand club mais j’ai des raisons que la Raison n’explique pas.
J’en veux des quarts de finale, des demies, des finales tous
les ans avec du bleu-blanc-rouge dans les tribunes. Et jusqu’à preuve du
contraire, sans autre secret inconnu,
les statistiques de victoires vont dans le sens des dits « grands »
clubs, avec des billets verts trébuchants dans le sac de sport.
C’est bien joli joli Gueugnon ou Calais en UEFA mais ce
n’est drôle qu’une fois de temps en temps, juste pour s’assurer que le football
reste universel et la gloire à la portée de tous.
Il ne s’agit même pas de relancer la polémique de taxes,
d’impôts de DNCG franco-française puisque nos clubs devraient être capables de
rivaliser sur un aller-retour avec les cinq premiers de chaque championnat.
Par contre, dans le système actuel, un championnat du Monde
des clubs ne serait pas drôle pour les clubs de l’hexagone.
Parler de la relégation de Paris et de Nantes aujourd’hui,
nous rabattre les esgourdes avec même indécent face aux luttes continuelles de
leurs voisins de classement qui savent le combat à mener depuis août dernier.
Nantes, Paris plongent, dommage. Quitte à les voir passer de
crise en crise, autant en subir une bonne pour rebondir sainement. A moins
d’espérer cette drôle de règle qui veut que les canaris explosent une année sur
deux (mais c’était vrai avant).
On dit « le spectre de la relégation ». Comme une
sorte de lèpre pour gros budgets.
Et tous ces clubs qui y passent, ceux qui y vivent.
Tiens, et Lyon ?
On leur en voudrait presque d’avoir trouvé cette formule qui
tient sans grande difficulté depuis réellement 3 ans (les deux-trois premiers
titres furent délicats) à cause du syndrome national que la défaite est
toujours à venir et qu’elle serait presque belle à raconter.
Et dire que cela fait parler autour de nous depuis la fin de
l’hégémonie de Marseille au début des années 90 (quand la France a découvert qu’on
pouvait gagner une Coupe d’Europe).
Continuons donc.
Alors si Nice s’en sort plutôt que Nantes, disons Bravo Nice
deux fois plutôt que malheur à Nantes.
En attendant, si les Cahiers du Football voulaient
participer à une pétition ayant pour but d’obliger aux petits clubs de laisser
la place aux gros en Europe (avec parrainage sur les effectifs : les
meilleurs joueurs des clubs modestes vont chez les gros pour les renforcer)…
Parce qu’Antonetti face à Trapattoni en Ligue des Champions,
y’a un truc qui cloche.
Oui, c’est con.
28 novembre 2006
J moins 25
Olympique Lyonnais 1-0 AJ Auxerre
Lille OSC 1-1 AS Monaco
Valenciennes 1-0 AS Nancy
OGC Nice 2-2 CS Sedan Ardennes
FC Lorient 1-3 FC Sochaux
ES Troyes AC 1-1 Olympique de Marseille
FC Nantes 1-1 Paris Saint-Germain
Le Mans 1-1 RC Lens
Toulouse FC 1-0 Rennes
Girondins de Bordeaux 1-0 Saint-Etienne
Que l’OL remporte son treizième match sur quinze sur une faute
de main de Cool et une tête opportuniste de Malouda n’est pas une injustice. Tout
au plus une lassitude profonde pour les performances du champion d’Automne.
Si, à la 15ème journée, le futur sextuple vainqueur de
la L1 a 14 points d’avance, il en aura 35 à la 38ème.
Vivement les quarts de finale de la LC.
Monaco relève la tête en accrochant Lille à domicile, quatrième
match de suite sans défaite, le bout du tunnel n’est peut-être pas si loin. Il
sera un temps au printemps prochain où Monaco nourrira des regrets.
A noter l’exceptionnelle frappe de Serge Gakpe, 19 ans, dans la
lucarne de Sylva.
Valenciennes conserve son statut d’invincible ou presque (la
défaite contre le voisin Lille ne compte pas) à Nungesser.
Nice lutte mais reste proche de la zone rouge. Il aura fallu l’entrée
de Pujol et sa reprise de volée du coup de pied-tibia pour le partage des
points sedanais.
7ème carton jaune pour Rool en 12 titularisations
(on imagine qu’il fut suspendu pour les 3 autres matchs non joués).
Toulouse gagne au minimum contre Rennes et ce n’est pas grâce à
l’entente Bergougnoux, Mansare qui aura fait du bien à la ville rose. Ils s’accordent
l’autorisation de s’oublier sur le terrain et se bataillent le ballon pour un
penalty (raté aux demeurés).
Revault passe chez ses anciens coéquipiers.
Ah ce focus de chez Canal ! Monsieur Olivier Sadran et sa
partie de foot avec une sélection de supporters !
Ah son tacle assassin télévisé sur les chevilles d’un pauvre
gars abonné du Téfécé, le genre de tranche-jambon à la cramponade qui mérite la
vignette rouge en match officiel.
Ça c’est du focus qui fait sourire Alexandre Ruiz.
Donc, si Cyril Rool sectionne un mollet en match, c’est un
attentat, lorsque c’est un dirigeant qui le pratique sans anesthésie, tout le
monde loue l’engagement et l’esprit combatif de l’amateurisme.
Ok, je le note.
Si le match se joue en première mi-temps, Troyes gagne allègrement.
Si c’est en seconde, Marseille survole les débats.
Un bon match nul enlevé au niveau technique faible. D’aucuns
diraient : un beau bazar.
A noter la reprise victorieuse de Lachuer d’une sorte de plat
du pied en équilibre et l’expulsion de Pagis suite à un écrasement de doigts de
pieds adverses (l’arbitre ne s’est pas demandé comment le marseillais, en l’air,
aurait pu rejoindre le sol sans poser les pieds. Il se trouve qu’une chaussure
adverse se trouvait là. Bon.)
Si Sochaux gagne à Lorient assez largement, c’est grâce à Le
Tallec, 22 ans, ex-Le Havre, ex-Liverpool, ex-St Etienne, ex-Sunderland.
Et comment gagner lorsque le jeune ex-espoir marque deux buts ?
Le destin s’est acharné contre les bretons, comme si Fiorèse arrivait à faire
un doublé contre Paris au Parc. Ce sont des signes contre lesquels on ne peut
pas lutter.
Bordeaux, St Etienne et des accords entre clubs de supporters. Une
franche camaraderie exemplaire. Minute démagogique mais non moins sincère de
jour de Foot.
Sinon, Bordeaux a marqué dès que Micoud a cessé de se provoquer
directement des actions de buts.
Pendant que Lens ratait au Mans l’occasion de prendre seul la
place de champion de France de la Ligue1 à 19 clubs, les journalistes se
décevaient de l’absence de jets de sièges par les supporters parisiens en
voyage à la Beaujoire.
Pour un peu, avec ce calme dans les tribunes, il se pourrait
que le football ne soit pas le seul coupable des évènements tragiques de jeudi
dernier.
Match nul sans trop de relief, bien entendu, volé par l’arbitre
pour le président et l’entraîneur de la capitale. Un match comme un autre donc.
Je ne sais pas vous mais la motivation manque pour se concentrer sur la bataille de la deuxième place dans ce championnat déjà joué.
24 novembre 2006
J moins 26
AS Nancy 1-0 ES Troyes AC
AS Monaco 2-2 FC Lorient
RC Lens 2-0 FC Nantes
Paris Saint-Germain 0-2 Girondins de Bordeaux
Rennes 1-1 Le Mans
FC Sochaux 0-0 Lille OSC
Saint-Etienne 2-1 OGC Nice
CS Sedan Ardennes 0-1Olympique Lyonnais
AJ Auxerre 1-0 Toulouse FC
Olympique de Marseille 1-0 Valenciennes
En une seule journée, qu’y a-t-il de plus énervant ?
Voir Marseille arracher une malheureuse victoire contre VA alors qu’ils
méritaient de sombrer dans une crise à la
parisienne ?
Observer sans frémir la énième victoire lyonnaise sur un but improbable
digne d’un bêtisier de dimanche matin (enfin, sans frémir, tout juste pourra
t-on dire : ‘chié, ils sont agaçants ces lyonnais à gagner encore’.
Dormir sur un canapé en une fin d’après-midi de samedi devant Lille et se
dire après le match que : ‘chié, on le savait bien que ça finirait sur un
0-0 pénible’.
Voir Rennes à 10 et mourir.
Comprendre que la saison nantaise ne sera joyeuse qu’à la 90ème
minute du match de la 38ème journée au moment où, par un hasard de
coïncidences exceptionnelles relevées sur les autres terrains, les canaris
seront sauvés en L1.
Se dire que Nancy a bien une tête de tour préliminaire de la Ligue des
Champions pour l’an prochain.
Se contenter d’une victoire faiblement intéressante des verts en
attendant qu’ils s’écroulent pour les matchs retour (tout le monde le dit).
Détester Auxerre pour ce 1-0 parce qu’on avait parié 2-0.
Et si on a le malheur d’être pro-parisien, c’est énervant rien que d’y
penser.
Avez-vous remarqué ?
Que Joseph Désiré Job est revenu sur les terrains ? Il y a des
ex-espoirs du foot, encore jeunes, tout du moins, on ne sait pas trop, dont on a
trop parlé.
Que Cyril Rool a marqué un coup-franc. Tout le monde a cru à un tir
enveloppé supra-technique mais tout le monde fut rassuré.
Que les deux buts bordelais ont été épatants.
Que le lorientais Gignac est de plus en plus en vue.
Que Canal+ appelle Eric Carrière : le facteur technique équilibrant.
Et ça me fait peur. Faire tenir dix autres joueurs plus les remplaçants sur les
épaules d’un malheureux trentenaire au physique de petit rat de l’Opéra…
Qu’il y avait une ambiance feutrée digne d’un pub privé parisien avant
22h à Louis II et que c’était sans doute le plus beau match de la journée.
N’empêche, Lyon, c’est pénible.
13 novembre 2006
J moins 25 Part 2
Troyes 0-4 Monaco
Il y a des hold-up qui prennent des airs plus réalistes que
celui-ci.
En était-ce bien d’ailleurs ? 4-0 à l’extérieur.
Monaco a des sursauts de moribonds, une sorte d’ultime érection
du défunt. Et c’est Troyes qui en a fait les frais.
Trois buts bien remontés en contre alors que l’équipe du Rocher
était à dix contre onze suite à une main volontaire sanctionnée.
Rien à reprocher, sauf du réalisme au 11 troyen.
Alors, dit-on, il y a des matchs pendant lesquels, il est clair
que l’on ne peut marquer.
Sans doute les marseillais, forts de leurs quatrième défaite de
rang en championnat (5 à la suite avec la Coupe de la Ligue) doivent-ils avoir
une opinion sur le sujet pour ce match où Lille aura su mettre la balle au
fond.
Un match nul n’aurait pas été volé.
Un mi-temps terne éclairée par ce ballon récupéré aux vingt
mètres marseillais, un une deux d’école et Bodmer fait un crochet qui ouvre l’étau
olympien, place un tir adroit en lucarne gauche.
Du genre de but marqué où normalement, le dimanche matin sur
une pelouse picarde, vous regardez le faible public, vous levez les bras en V
dignement, à la Cantonnade, et vous regagnez les vestiaires, fier et satisfait du
devoir accompli avec prestance. Le match mérite de s’arrêter là.
Mais Bodmer n’est qu’un professionnel alors il revient avec les
siens pour une seconde mi-temps plus enlevée, plus digne de ce que les
commentateurs de la chaîne cryptée appellent modestement un match de Champion’s
League.
Les deux équipes auront plusieurs occasions de marquer et Lille
gagne à la fin.
Deux choses à retenir, bon ok trois.
1/ Ribéry a le niveau des grands joueurs puisqu’il imite
désormais Micoud. C’est tout l’art des grands joueurs de savoir se faire oublier
pour apparaître au grand jour sans que personne ne s’y attende.
Micoud depuis le début de la saison et Ribéry depuis le parc
des Princes.
2/ Le second geste à retenir après la frappe de Bodmer fut le
tacle de Keita sur Niang dans la surface lilloise.
A Clairefontaine, on doit appeler ça : le tacle glissé qu’il
ne faut jamais faire.
Hormis la probabilité qu’un arbitre sensible siffle un penalty
(par exemple, prenons Stéphane Bré) car l’action était spectaculaire et son
intensité ne pouvait arriver au firmament que par une erreur d’arbitrage et un
penalty tiré trois fois à cause des joueurs envahissant les 18m pendant le tir
(le penalty est marqué la première, raté la seconde et tiré sur la transversale
la troisième), il fallait être sévèrement équipé pour s’imposer sur ce geste
défensif limpide.
Niang n’a pas le temps de voir venir quoi que ce soit, tout juste
sa vision périphérique doit-elle entre apercevoir un TGV à sa droite.
Le tacle est viril mais correct. Parfait donc.
Et ce qu’il y a de plus extraordinaire (pour reprendre le
vocabulaire d’Alex Ruiz), c’est de se dire qu’à 5 cm près, Niang comptait sa malléole
et les tous petits os de sa cheville pour les offrir à ses enfants comme des
osselets de cours de maternelle.
Et ça, pour un joueur de dimanche matin qui tacle à moissonneuse
batteuse rabbattue, emportant veaux et cochons à chaque passage de charrue
défensive, cela représente la perfection du sillon agricole sur gazon vert.
3/ L’entraîneur marseillais vient de s’asseoir sur un siège
quelque peu inconfortable, adouci dans l’avenir par le messie Cissé.
Lille 1-0 Marseille
Le prochain match au vélodrome contre Valenciennes prend une importance nostalgique toute particulière.
12 novembre 2006
J moins 25 Part 1
Lyon 2-1 Valenciennes
Si Lyon avait perdu deux fois de suite, ce ne serait pas une
grande équipe. C’est Gérard qui le dit. Houllier, le Gérard.
Sans Fred et sans Juninho.
Le fait est que malgré une énorme domination, il a fallu
attendre que les lyonnais soient mis dans les cordes à la 75ème. Savidan
remercie Cris sur la prise de balle, évite son tacle désespéré, part sur le côté
droit de la surface lyonnaise, crochète Squillaci à 2m et tir à ras de terre au
premier poteau, trompant Coupet.
Ensuite, comme 30% de leurs buts depuis le début de la saison,
Lyon égalise par une tête lobée de Cris et sur un tir aussi lobé de Squillaci dans
les dix dernières minutes. Les deux défenseurs mis en cause dans le but adverse
se révoltent et emportent la partie.
Il n’aurait plus manqué que Coupet nous fasse une Janot.
Mais Lyon a perdu Benzema (jusqu’à la trêve) et Govou (une
semaine au mieux), et l’équipe de France également.
Nantes 2-2 St Etienne
Janot, portier tagué stéphanois, a été chercher l’égalisation
dans la dernière minute des arrêts de jeu du match pour une passe chanceuse
mais décisive sur un corner où il décida de monter.
Il fallait bien que Cyril Linette nous fasse son numéro en
présentant le match des six mètres où Janot a réalisé cette action
extraordinaire (« extraordinaire » est un mot de vocabulaire
découvert par Alexandre Ruiz depuis peu de temps, c’est pour cela qu’il le
place une dizaine de fois par Jour de foot).
Bref, deux partout après que les nantais aient ouvert le score à
deux reprises et énervé Georges Eo.
Nice 0-0 Sochaux
« Si on fait un classement sur les quatre derniers matchs
de championnat, Sochaux serait deuxième derrière Lyon ! »Oui monsieur
Ruiz mais tout l’intérêt d’une saison de championnat, c’est bien de tenir 38
journées pour lisser ce genre de séries et récompenser les équipes les plus
méritantes sur la durée. Sinon, imaginons Paris qualifié en Ligue des Champions
tant qu’on y est.
Toulouse 3-1 Sedan
Elmander le suédois a tout fait, dont un but épatant avec une
accélération poids lourds digne d’un Darcheville diététique suivi d’un dribble derrière
la jambe d’appui pour passer deux défenseurs aussi scotchés sur l’action que
sur le maillot toulousain avant d’allumer Regnault proprement.
Un autre but dans le match et Sedan coulait.
Bordeaux 0-0 Auxerre
Triste rencontre marquée par les sifflets contre Micoud à
domicile et la blessure de Mathis sur une sortie de Ramé qui lui plie la
cheville involontairement en lui cassant le péroné.
J’ai encore mal pour lui.
Les ralentis insistants de Canal+ en direct se montraient aussi
nombreux qu’absents par la suite. La honte télévisuelle peut-être.
Il aurait manqué Guy Roux pour avoir un avis technique sur l’angle
de pliure possible d’un ligament ou sur la solidité d’une tête de péroné.
Lens 0-0 Rennes
L’ogre breton fait peur puisqu’il a battu Lyon la semaine
dernière.
Il n’en fallait pas plus à l’entraîneur nordiste Gillot pour se
satisfaire de ce score navrant.
Lorient 2-0 Nancy
Ce sont des choses qui arrivent tant qu’elles ne se répètent
pas. C’est en gros l’analyse de Correa, ex dauphin éphémère de Lyon. Pas
faux cependant pour ce match maîtrisé par les vainqueurs du vélodrome de la
précédente journée.
Le Mans 1-1 PSG
Caysac reprend le message lyonnais en imposant la pression
sur ses ouailles : une grande équipe ne perd jamais deux fois de suite. Donc,
ce match nul remplit le contrat. Nous pourrions en déduire que Paris est une
grande équipe.
Penalty de la dixième pour Paris.
Penalty ensuite refusé sur poussée de Cissé dans le dos de
Matsui (en fait l’arbitre n’a pas vu le japonais derrière Cissé).
Bien sûr, égalisation sur corner qui valu un « C’est
un scandale ça ! Ils sont deux ! » de la part de Lacombe. Très
joli scandale que je n’avais plus entendu depuis Le Luron imitant Marchais. Le reste de la retransmission ne fut plus que ridicule avec
Philippe Bruet qui insistait lourdement sur cette métaphore entre la vitesse du
bus parisien et leur rythme de points marqués.
« Ce soir, vous faites un bon match mais vous repartez avec
le bus et un point ».
Et Pancrate faillit être oublié alors que le bus démarrait
(Bruet avait du énervé le chauffeur).
Cela dit, sur le terrain également, Pancrate est oubliant.
07 novembre 2006
J moins 26
Sedan 1-1 Nantes
L’ex-nantais Pujol, avec son nom d’huile d’olive, a prouvé une
fois de plus que quelque soit son niveau, il faut toujours sélectionné un
ancien joueur de l’équipe qu’on rencontre puisque celui-ci va marquer
inexorablement.
L’exemple de Fiorèse au Parc en début de saison est flagrant
(puisqu’on peut raisonnablement penser que ce sera son seul fait d’armes de la
saison chez les merlus).
Il fallait bien trouvé quelque chose à dire sur ce match
soporifique.
Presqu’autant que Monaco 0–0 Nice
L’ASM marque enfin un point dans un match qu’ils auraient pu
largement perdre tant Roma a multiplié les arrêts, notamment sur un penalty de
fin de match.
Auxerre 2-3 Le Mans
Sur la première action mancelle, Matsui, le japonais du Mans
mystifie (ça c’est du jargon de football où je ne m’y connais pas) la défense
auxerroise sur un dribble chaloupé avant de centrer pour le but.
Après une fin de match assez folle, 3 buts et un carton rouge
en 10 minutes, Le Mans va chercher les 3 points.
« Mais il est où, mais il est où, mais il est où Guy Roux ? »
(air connu)
Valenciennes 0-3 Lille
St Etienne 3-0 Toulouse
Voilà bien deux matchs ne souffrant d’aucune contestation
possible.
A noter que Stéphane Bré a été zoomé par les caméras et micros de C+ pendant la rencontre du chaudron. Tout s’est bien passé. Logique puisque l’arbitre étant mis en valeur dès le départ, il n’avait pas à siffler un penalty dans la surface pour défroissage de maillot pour se faire remarquer.
Il y avait bien 25 orteils (pas plus) qui dépassaient dans la
surface de réparation au moment du penalty troyen. Nous avons pu les compter et
donc, selon la règle bêtifiée par l’arbitre, il fallait le retirer.
Donc, évidemment, comme cela arrive, Troyes manque sa deuxième
occasion de prendre l’avantage. Suite à quoi, un coup franc simulé offre à
Sochaux le but de la victoire pendant qu’un adversaire se faisait expulser pour
une incompréhension visuelle entre un sochalien et un paillasson.
Deux erreurs d’arbitrage en faveur de la 4ème victoire
de rang des lionceaux, ce serait presque le grand Lyon d’Aulas qui se
demanderait si l’arbitre ne se serait pas trompé de match (enfin je me
comprends et Jean-Marie aussi).
Venons-en donc.
Rennes 1-0 Lyon
Autant Rennes a mérité sa première mi-temps autant la seconde
fut à l’avantage de Lyon, même à 10 contre 11 suite à l’expulsion de Juninho
par 1 coude de coude à 0 contre un pif qui traînait ses narines dans le coin.
Amusant d’ailleurs de penser que Guy Roux, fin psychologue dans
l’élevage de bourrins cramponnés, avait pratiquement prédis le coup de sang
lyonnais puisque il disait en début de match que les lyonnais était
anormalement nerveux (il insistait plusieurs fois sur ce fait).
Que pouvait l’OL lorsque Govou simulait un tir canon au 18 m qui partit à la perpendiculaire vers une improbable transversale sur l’aile.
Est-ce que Coupet a vraiment enlevé ses gants au moment de la
tête travaillée sur corner rennais ?
N’ont-ils pas été choqué par la blessure de Montérubio lorsque
sa cheville se coucha lourde comme un cheval morte pendant que sa jambe reste
droite comme un i.
Lyon a perdu pour la première fois de la saison et ça fait un
bien fou.
La paranoïa affichée d’Aulas et Cie est donc vraie. Sinon,
comment pourrait on être autant satisfait d’une défaite sans déméritée d’ailleurs
d’un club qui porte haut les couleurs du pays ?
Il y eu ce Nancy 2–1 Bordeaux qui installe les ambitions
des lorrains et pour lesquels Platini et Piantoni ressortent de la naphtaline à
tout va.
Nancy joue bien et gagne.
Il mérite de prendre la place de Marseille et fait sa crise d’automne
avant l’hiver du PSG. A moins que tout soit inversé.
Marseille 0-1 Lorient
PSG 1-3 Lens
Curieux comme ces deux derniers matchs étaient prévisibles pour
les sudistes et la
capitale. Comme si nous avions vu le match dix fois
auparavant, comme cette impression de déjà vu.
Et Guy Lacombe qui accuse le manque de réussite et ce qu’on
mangé les sangliers à midi (des cochonneries sans doute).
Et Pape Diouf qui s’enflamme tout seul comme un bus de
banlieue.
Et ces deux là qui n’assument pas.
Quel grand recommencement.
A la fin, Lyon gagne quand même.
30 octobre 2006
J moins 27
Pendant qu’un pompier volontaire recomptait ses doigts sur la
pelouse du Rey (bombe artisanale lancée de la tribune marseillaise), les
arbitres n’avaient toujours pas réglé leurs différents avec l’univers de la
Ligue 1.
Le corps arbitral avait en effet modifié, pour la 11ème
journée, le protocole d’avant match pour éviter de serrer la main aux
entraîneurs. Ce qui, convenons-en à leur décharge, s’était déjà vu un matin
d’octobre 1978 en cours d’école primaire lorsque le clan des jeans bleus
n’avait pas salué volontairement (et malgré les remontrances des institutrices
en colère) le club des pantalons en velours marron.
Il paraîtrait que tout s’améliorerait au passage à l’âge adulte
mais rien n’est moins sûr.
En attendant donc une grosse dizaine d’année, Lyon continue son
cavalier seul sans masque de Zorro mais renard rusé qui fait sa loi, vainqueur,
il l’est à chaque fois.
Nancy a bien essayé de faire son sergent Garcia mais
l’irréaliste Carrew a signé du bout de son crampon un C qui veut dire champion.
Le suspens d’un match lyonnais est tel que je me vois contraint
de boycotter les retransmissions en attendant les quarts de finale de Ligue des
Champions.
Lyon 1-0 Nancy
Les marseillais se féliciteraient presque de leur défaite tant
l’esprit fut bon et retrouvé. Pourtant : 1-4, 1-4, 1-2 de rang, cela fait
mauvais genre pour un prétendant aux trois
premières deux premières places après Lyon.
Faut-il donc que la concurrence soit si mauvaise pour que l’OM
conserve sa place de dauphin.
Cependant, le jeu fut plaisant et le score aurait pu pencher de
leurs côtés si Nasri avait placé son plat du pied des familles, caviar évident,
sous la barre quelques minutes avant la fin au lieu de satelliser le ballon.
Un penalty justifié fera gagner Nice.
Avant tout cela, il y eu un combat âpre (viril mais correct
disent les spécialistes) marqué une alternance de prises de pouvoir et par les
gueulantes d’Antonetti.
Rool marqua avec beaucoup de réussite des 16m (le commentateur
de Canal+ dit : maîtrise) entre 6 jambes olympiennes après un mauvais
dégagement au poing de Carrasso.
Pagis égalisa au terme d’une superbe action (centre, remise en
une touche de Niang).
Nice 2-1 Marseille
Troyes 3-1
St Etienne
L’expulsion très sévère de Piquionne (29ème) et
malgré l’ouverture du score en première mi-temps fut préjudiciable pour les
verts qui cédèrent en seconde période.
Concernant ce carton rouge, un module de psychologie avec
option esprit du jeu sera à ajouter aux formidables cessions de formations
estivales des arbitres.
Le Mans 1-1 Lille
Lens 1-0 Auxerre
Il faut des matchs comme ceux-ci pour applaudir au bout du
compte le réveil soporifique des bordelais grave à un Micoud des moyens soirs.
Bordeaux 3-1 Sedan
L’expulsion de Pauleta, qui mériterait plus qu’un rouge, à la
90ème minute aura juste handicapé un rennais pendant quelques
minutes pendant lesquelles il fut bien heureux de n’avoir pas de Djibril à la jambe sur l’agression.
Comme il n’y a pas de justice, Paris a gagné 1-0 suite à un
slalom digne d’Hermann Maier (les spécialités de l’autrichien étaient la
descente et le super G) d’Amara Diané. C’est fou ce qu’on peut faire lorsqu’on
veut simplement éviter les tacles adverses.
Le match fut insipide comme un jeu rennais à l’extérieur du
stade de la route de Lorient.
PSG 1-0 Rennes
Nantes 1-0 Monaco
Mort au vaincu et malheur au gagnant qui reste toujours dans
les reléguables.
Dans un match entre deux équipes dans lesquelles les adjoints
ont pris le pouvoir (Georges Eo contre Le Dizet, Laurent Banide contre Bolöni),
les canaris ont été plus réalistes.
Cela n’aura pas été sans mal car ils ont tout d’abord raté un
penalty (généreux, 20ème) avant que Roma ne libère une frappe lointaine,
reprise par Rossi et trompant Givet sur la ligne de but (27ème).
Plasil expulsé à la 43ème, tout devenait plus simple
pour Nantes qui n’afficha pas une totale maîtrise.
Di Vaio, se permettait de rater un 1 contre 1 à la toute fin de
match, prouvant que la saison monégasque ne sera pas rose.
Toulouse 1-2 Sochaux
Le hold-up du week-end. Toulouse ouvrait le score suite à un énorme débordement (balle
sortie en touche, grand pont du joueur sur l’arbitre) et pour se faire
pardonner offrait l’égalisation à Sochaux sur une main merveilleuse d’à propos
de Dieuze (penalty).
La ville rose se voyait oublier un penalty en seconde mi-temps
pour le plaisir.
Le contre de la 86ème parachevait l’œuvre
sochalienne pour leurs 3 points immérités mais comptables.
Lorient 1-0 Valenciennes
Le scénario extraordinaire d’Alexandre Ruiz, présentateur de
Jour de Foot.
La note de 7/10 pour Le Pen en tant que gardien de but (note
qu’il n’a pas souvent comme ailier).
Un gardien expulsé, l’autre blessé et hop, un joueur de champ
dans les buts bretons qui résiste envers et contre tous les envahisseurs.
Les attaquants lorientais ont fait preuve d’une belle entente avec
un fond de jeu intéressant.
Sur l’équipe type :
Armand s’impose de plus en plus dans l’axe de la défense (est-ce
parce qu’il n’y a personne d’autres ?)
Rool marque un but sans se faire expulser du match (et ça vaut
une nomination).
Micoud, oui, il est là (mais plus personne n’embête Domenech
pour le sélectionner en EdF).
Le lorientais était en forme.
26 octobre 2006
Paris a les boules lyonnaises
La Coupe de la Ligue ne prête qu’aux riches et donc ne s’adresse qu’aux clubs professionnels, contrairement à la Coupe de France. On apprend également que cette Coupe ressortie des placards est aussi lucrative qu’une Coupe de l’UEFA. Bref. C’est drôle et ça se lit dans les Cahiers du football du mois.
Cependant, ce n’était pas l’argent qui faisait courir stéphanois
et lyonnais hier soir.
Au terme d’un match enlevé et intéressant malgré l’ampleur du
score, l’OM a tendu la deuxième joue en une seule semaine. Il y a des semaines
comme ça dira t’on.
N’était-ce pas en une seule semaine que Lyon se faisait sortir l’an
passé en Ligue des Champions et en Coupe de France ?
8 buts encaissés pour l’ex meilleure défense de L1 en deux
matchs. Le Rhône en veut à ses bouches.
Et que dire du match presque héroïque du PSG jusqu’à la 88ème ?
A la mi-temps de St Etienne – Marseille 2-0, je prévoyais la
suite : mouais, quand ça commence comme ça, ça se termine mal, donc la
défaite olympienne se voyait grosse comme une berline de joueur de L1.
Je prévoyais également un drôle de match pour le soir : mouais,
les lyonnais vont trouver le moyen de se laisser battre par Paris, prouvant que la Coupe de la Ligue n’est pas essentielle
et que Dhorasoo parti, c’était bien l’épine dans la chaussure à crampons de la
capitale.
Il y eu cependant dans la partie un but hors jeu accepté à Lyon
et une expulsion refusée sur le penalty parisien.
Stéphane Bré a du mettre du cidre dans son vin puisque ce n’était
pas tout à fait le même arbitre que lors de PSG-OM. Cela dit, sa décision d’éviter
la double sanction (penalty + rouge) sur le gardien est intelligente.
Mais Lyon, Carew mis à part et avec un Fred blessé, a forcé la
décision.
Une équipe sûre de sa force est étonnante, comme la France à l’Euro 2000. Une
sort de sentiment que rien ne pourrait arriver, que la machine tourne rond
quoiqu’il arrive.
Donc, la saison de l’OL débute bien au printemps lorsque le
titre français sera déjà dans les tiroirs et que la Ligue des Champions
deviendra sérieuse.
Revoyons les objectifs :
L’OM veut la qualification pour la Ligue des Champions, ils
sont deuxième en L1(et contrairement à l’affolement mesuré de Diouf, ça va).
L’OL veut tout. Ils n’ont rien perdu encore.
St Etienne est encore sur la route de l’Europe sur tous les tableaux.
Paris… bon bah ils ont perdu sans Dhorasoo, ce qui ne prouve rien, le contraire non plus.
23 octobre 2006
J moins 28
Rennes 1-0 Nice
Lille 1-0 Lorient
Les histoires de penalties se suivent et se ressemblent. Par
contre, l’expulsion de Varrault le niçois à la 7ème minute de jeu a
mis de l’animation dans les commentaires d’après match de F Antonetti.
Sedan 2-2 Lens
Valenciennes 3-1 Troyes
Quel est le point commun de ces deux rencontres ?
L’animateur stadier, madame, l’animateur stadier! Et pas n’importe
lequel : celle (donc une dame, d’où la spécificité sexiste) de Canal+ avec
la speakerine du stade qui s’enflammait pour ses nordistes de joueurs préférés.
Et celui de Sedan, défait pendant 92 minutes jusqu’à l’égalisation
mais n’ayant toujours pas coupé sa queue de cheval.
Dans l’accompagnement d’un match de foot, les émissions télévisées
se concurrencent avec brio.
Monaco 1-3 Toulouse
Nancy 1-0 Nantes
Le résultat du deuxième match prouve que le perdant du premier n’en
aura pas forcément de meilleurs en changeant d’entraîneur.
M. Pastor, président de l’ASM, n’arrive pas à comprendre ce qui
se passe dans son club et veut discuter en profondeur avec son coach Bolöni.
Autant Nantes a quelques antécédents de débuts catastrophiques
pour arriver à relever la tête au dernier moment, autant l’insistance
monégasque à jouer sans intelligence de jeu est étonnante à déjà moyen terme
dans ce championnat.
Détail essentiel : Toulouse a joué en bleu car son rose
portait trop à confusion par rapport aux couleurs du Rocher (si ça ce n’est pas
de l’info, même que ce sont les monégasques qui ont prêté les maillots remplaçants).
St Etienne 2-0 Le Mans
Sochaux 2-1 Bordeaux
Rien ne va plus chez les girondins.
Es outsiders à l’Europe sont placés.
Si Nancy est l’agréable confirmation de la saison passée,
Toulouse semble mieux entreprendre son championnat cette année (pour une fois
que leur recrutement n’en jetait pas par-dessus le portefeuille), Lille jongle
avec sa Ligue des Champions et perd quelques points en route, St Etienne fait
les efforts nécessaires en l’honneur d’un luxe d’antan long à resurgir.
Puis, Lens, Bordeaux, Sochaux.
3. Nancy, 19 (+5)
................................
4. Toulouse, 18 (+4)
.................................
5. Lille, 17 (+4)
6. Saint-Etienne, 17 (+3)
7. Lens, 15 (+2)
8. Sochaux, 15 (+0)
9. Bordeaux, 15 (-2)
Dans cette première moitié de championnat, il manque ces
habitués : PSG, Auxerre, Nantes, Monaco.
Auxerre 0-0 PSG
Le score se commente de lui même.
OM 1-4 OL
L’OL étrille l’OM le jour du 1000ème match
préfabriqué et retransmis par Canal+ (financé par Canal+ ?).
Le match n’a eu en fait qu’un intérêt très limité.
Coup franc de Juninho. But.
Après tout n’est qu’affaire de nuances entre les fautes d’inattention,
de relâchement et de stupidité qu’auront pu faire l’équipe marseillaise.
Alors oui, le championnat est déjà joué à la dixième journée. Tous
les journalistes se gausseront d’une éventuelle défaite lyonnaise sur un
terrain gelé aux mottes drues, voir d’une accumulation (2, pas plus) de matchs nuls
qui permettront aux adversaires de Lyon de revenir à 15 ou 12 points.
Il faudra être ingénieux pour constater un semblant de suspens dans
la lutte pour le titre.
Le pire dans tout cela reste l’absence totale de contestation
possible.
L’équipe d’Houllier est une machine brute à gagner. Même l’arbitrage
n’a rien pu faire hier soir, à part aider l’OM sur le seul but validé entaché d’un
hors-jeu.
Quelle frustration que ce trust de victoires.
Surtout quand, comme moi, vous éteignez la télé dix minutes
avant la fin pour ne pas voir le calvaire jusqu’à sa lie et parce que bon,
comme clôture d’un week-end pourri, c’était la meringue sur le soufflé.
Et toujours le fait qu’il n’y a rien à redire, que Lyon est le
plus fort, qu’il y a une logique implacable, que la patience est de rigueur
avant de les contrecarrer.
Rendons à Aulas ce qui est à César et admettons le.
En avant match, il y a eu l’élection de l’équipe des 1000
matchs de Canal+ (retenue par les consultants durant ces 22 ans) :
Barthez
Amoros / Blanc / Boli / Lizarazu
Deschamps / Juninho / Zidane
Anderson / Papin et je me rappelle plus le dernier (ça c'est de l'info).
