Au crampon affûté

Digressions philosophiques et sportives

23 août 2007

Entrainement international

Il y a des matchs amicaux pénibles, d’autres encore plus.
L’hymne nationale en est un signe. L’orchestre symphonique y mettait sans doute du cœur, pas de ce choeur que nous aimons sentir vibrer au point de se lever de son canapé respectueusement, mais du cœur pour accueillir l’équipe vice championne du Monde.
Version campagnarde en maxi45T et lancée sur un rythme de gramophone en 33T.

Rencontre lente sur terrain exigu. La moitié des projecteurs qui s’éteint dès que le début avant de reprendre vie mollement. Les ombres ne savaient plus sur quel pied planter leurs crampons mais elles avaient le temps d’y réfléchir.
Puis, les équipes s’animent. Les slovaques s’enhardissent et tous les français ne pensent qu’à l’Italie – France du 8 septembre. Rares sont les matchs tant attendus. Même une finale de Coupe du Monde ne s’attend pas, elle se découvre à la fin des demies finales et après une grande respiration mais ne s’attend pas autant.
Rencontrer trois fois nos voisins transalpins en douze gros mois comme autant de chocs psychologiques et physiques.
Triple combat entre les deux meilleures équipes du Monde. Ce n’est pas moi qui le dit, c’est le classement du dernier Mondial. Tout le monde sait que le classement Fifa ne veut rien dire tant que les tricolores ne sont pas premiers.
Pourquoi parler autant de l’Italie en plein Slovaquie – France.

Je ne regarde qu’à peine les vingt-deux acteurs s’échauffer comme à l’entraînement. Ribéry ne prend pas le jeu, Malouda n’a pas la place, Henry fait du Henry et Anelka s’installe. La défense, nouvelle pour l’occasion, est professionnelle et attentive. Peut-être dans trois ou quatre ans, l’éternel espoir Mexès sera titulaire.

4 4 2 pour Raymond. A moins que cela soit plutôt un 4 2 4.
La France est pourtant si belle en 4 2 3 1 avec Zidane Nasri ou Ribéry.
C’est un fait, Anelka et Henry méritent leur bonne entente sur le terrain. A défaut, Cissé et Trézéguet ont du mouron à se faire tant leurs compétences, différentes, paraissent bien plus stéréotypées face aux gestes techniques et à la rapidité des deux pointes d’hier.
Vieira, Makélélé, Toulalan, assurances.

Le match n’est pas emballant mais emballé par le coup franc expérimenté d’Henry. Quarantième but mais il dit que ce n’est pas l’important et que Michel les avait mieux et plus réalisé. Et c’est indéniablement vrai.
Un clin d’œil verbal à l’arbitre et un enroulé dans le petit filet à la gauche du gardien avec ce merveilleux petit rebond aux six mètres.
Le reste n’est qu’un contrôle des assauts slovaques en attendant le coup de sifflet final.
D’autres occasions ponctuent le match démontrant l’évidente méforme générale du mois d’août.

Les regards étaient déjà tournés vers la botte et Milan.
Dans le même temps, nous apprenons que le célèbre Materazzi s’est blessé et laisse planer un doute. Ah ah.

La Slovaquie est passée, comme une corvée. Nécessaire ? Allez savoir.
Comme la séance d’entraînement obligatoire. Un investissement pour la suite.
Allons attendre.

Posté par barnabe à 14:11 - Chemin de la campagne de l'Euro 2008 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


20 août 2007

Les sabots de Lorraine

Il y a des matchs comme ça.
Même Pablo Corréa l’avait senti à la mi-temps. Il ne savait ce qu’était ce parfum mais il le devinait inhabituel.

Sûr que ça partait un peu dans tous les sens, les attaques qui prenaient le pas sur les défenses. Deux formations voulant jouer, voulant faire le jeu et donc, gagner. Pas si courant par le championnat qui court.

 

Amusant cependant de réaliser que Marseille ne pouvait assurer dans ce match, avec le retour de Nasri et de Niang, l’animation offensive et la rigueur défensive.
Un bon score de mi-temps pouvait être 4-2 pour l’ohème.
Un score logique de fin de match était 5-5.
Enfin, au baby-foot, je tiens mieux mes arrières. Feu follet Taiwo et instable Beye.
Après un début de championnat cahoteux sans vraiment de promesses affichées malgré un recrutement agréable à l’œil, Marseille avait décidé de jouer le jeu qui faisait tant plaisir l’an passé. Une formation où Ziani remplaçait Ribéry et Givet, Zubar. Les automatismes revenaient instantanément. 

Nancy fut bousculé, à la limite de la rupture et sauvé par l’irréalisme offensif de l’adversaire.
Pourtant, le premier quart d’heure lorrain et leurs coups de pied arrêtés laissaient planer un doute.
A 2-0 à la 50ème minute, tout dirigeait la rencontre vers une correction mathématique.
Puis un penalty légitime et inutile, et le changement tactique de l’offensif vers la carapace défensive trouée.
Enfin, Nasri par M’bami…
Niang par Valbuena. La valeur des joueurs …
Sécurité pour la forme physique de deux revenants, gestion de l’effectif.
Est-il écrit qu’un OM sans Nasri et Niang ne sait plus jouer ?
Puis Moussilou, bien trop tardivement à la place de Cheyrou. 

Il y a des matchs comme ça.
Une atmosphère, un petit rien qui grippe le mécanisme d’une soirée sympathique. Le moustique qui empêche de s’endormir paisiblement. Et encore, pour le moustique, le mal est clairement identifié.
Je savais que ça sentait mauvais. Même à 2-0. Bizarre je vous dis. Et je ne devais pas être le seul.
Comme si les années de disette depuis 1993, comme si la poisse crasse était là, planant dans le doute. Comme si la victoire demandait de la chance, de la réussite.
Mais force est de constater cette équipe phocéenne sait attaquer et doit réapprendre à défendre. Sinon, ce sera de nouveau plus de dix défaites dans la saison, les occasions ratées, la crainte, les regrets. Le mot ‘confiance’ va ressortir, comme un leitmotiv.
Pourquoi avais-je l’estomac encore noué à 2-0 ? Un syndrome, une allergie, la mauvaise influence des astres. Ou le temps pourri de ce mois d’août. 

Il n’y a pas encore cette assurance indéniable affichée par les lyonnais des trois dernières années. Il ne manquerait presque plus que cela. Et ensuite même Moussilou serait là, trente centimètres derrière, à la bonne place intuitive pousser la balle dans le but vide d’un tir contré de Cissé.

 

Posté par barnabe à 11:40 - Assaisonné en 2007-08 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

13 août 2007

Oh ! lasse litanie ...

Comme si nous n’aimions pas JMA.
Bon, ok, je ne l’aime pas. Mais seulement lui, son cerveau surplombant deux jambes alertes. Pas son entreprise lyonnaise, celle-ci est respectable et a prouvé sa réussite nationale.
Parler de football en employant des mots de multinationale cotée au CAC40 est assez fatiguant pour les neurones de l’amateur moyen de football. En fait, l’amateur de ballon rond ne s’y reconnaît pas, il a l’impression que son sport est trahi, que le spectacle est devenu différent, que l’argent et la réussite économique est l’intérêt essentiel d’un club de football.

L’amateur sait que l’argent commande le Monde, la Fifa et JMA. Il le sait car il n’est pas bête. Non, il ne l’est pas.
Cependant, il ne veut pas que l’on lui répète à l’envie, que cela s’affiche dans les médias au point que L’Equipe y trouve un intérêt. L’amateur de sport veut conserver précieusement au fond de lui cette part incongrue de rêve, de naïveté qui fait sa réjouissance d’attendre que la baballe aille au fond des filets.
Comme si JMA était ce chasseur bourru qui dégommait les blanches colombes de nos esprits légers et immaculés de tendresse lorsque nous sourions bêtement à l’approche d’un prochain match.

En cela, je n’aime pas JMA et tous les JMA qui pullulent désormais au dessus des grasses pelouses. Comme si tondre de l’herbe verte pouvait rapporter gros sur le marché.

Rationnellement, l’Olympique Lyonnais qui a été jusqu’à prendre un Olympique dans son nom pour se faire aimer des français, n’est pas encore ce club irrationnel qui permettra l’amour sans vergogne.
Il lui manquera toujours ce scandale de matchs truqués, de dopage, de transferts louches qui apporte tant de reconnaissance internationale. Ou bien, faut-il donc qu’il gagne un jour une compétition européenne.

Mais JMA est triste de considérer qu’à la septième année de domination, les gens se plaisent à voir perdre le lion, à voir lapider la vache sacrée, à sourire de la défaite du sextuple champion de France si bien organisé.
Dans l’histoire d’hier, JMA était le mauvais perdant qui sait qu’une défaite dès la deuxième journée va faire baisser l’action d’OL Coiffure. Mais ce n’est pas un mal, un petit peu de mauvaise foi, cela prouve son envie.
Källström fait profil bas et accepte un légitime carton rouge qui aura pesé sur la deuxième mi-temps jusqu’à cette fin… très lyonnaise … de l’an passé.

Allez, JMA, gagne la C1 et nous n’en parlerons plus.
Et puis, ne t’énerve pas, tu sais bien que ta réussite met en évidence les échecs des autres clubs.
Mais gagne quand même la C1.

Posté par barnabe à 13:10 - Assaisonné en 2007-08 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

11 août 2007

Pourquoi le footballeur attire (larigo)

Science&Vie n°1079 – août 07, page 22 (en bas à droite)

« Chez les souris, les phéromones émises par les mâles dominants génèrent de nouveaux neurones chez les femelles ! Ceux-ci leur permettent de bien choisir leur partenaire. »

 

Nonobstant le fait que les souris et les hommes sont potentiellement séparés de quelques étages sur l’échelle de l’Evolution, nous ne pouvons nier notre mammifère dépendance sur le sujet.

Donc, je tiens à attirer votre attention sur la constatation scientifique ci-dessus.

Il est désormais évident qu’un vestiaire de foot après un match est un nid pour la naissance de prix Nobel féminins.

L’épouse du manieur de ballon ne recherche pas le footballeur pour son argent ou pour la taille du sexe de Thierry Henry mais pour l’accroissement de son intellect.

Alea jacta est.

Posté par barnabe à 10:11 - Ballon crevé - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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