Digressions philosophiques et sportives

20 août 2007

Les sabots de Lorraine

Il y a des matchs comme ça.
Même Pablo Corréa l’avait senti à la mi-temps. Il ne savait ce qu’était ce parfum mais il le devinait inhabituel.

Sûr que ça partait un peu dans tous les sens, les attaques qui prenaient le pas sur les défenses. Deux formations voulant jouer, voulant faire le jeu et donc, gagner. Pas si courant par le championnat qui court.

 

Amusant cependant de réaliser que Marseille ne pouvait assurer dans ce match, avec le retour de Nasri et de Niang, l’animation offensive et la rigueur défensive.
Un bon score de mi-temps pouvait être 4-2 pour l’ohème.
Un score logique de fin de match était 5-5.
Enfin, au baby-foot, je tiens mieux mes arrières. Feu follet Taiwo et instable Beye.
Après un début de championnat cahoteux sans vraiment de promesses affichées malgré un recrutement agréable à l’œil, Marseille avait décidé de jouer le jeu qui faisait tant plaisir l’an passé. Une formation où Ziani remplaçait Ribéry et Givet, Zubar. Les automatismes revenaient instantanément. 

Nancy fut bousculé, à la limite de la rupture et sauvé par l’irréalisme offensif de l’adversaire.
Pourtant, le premier quart d’heure lorrain et leurs coups de pied arrêtés laissaient planer un doute.
A 2-0 à la 50ème minute, tout dirigeait la rencontre vers une correction mathématique.
Puis un penalty légitime et inutile, et le changement tactique de l’offensif vers la carapace défensive trouée.
Enfin, Nasri par M’bami…
Niang par Valbuena. La valeur des joueurs …
Sécurité pour la forme physique de deux revenants, gestion de l’effectif.
Est-il écrit qu’un OM sans Nasri et Niang ne sait plus jouer ?
Puis Moussilou, bien trop tardivement à la place de Cheyrou. 

Il y a des matchs comme ça.
Une atmosphère, un petit rien qui grippe le mécanisme d’une soirée sympathique. Le moustique qui empêche de s’endormir paisiblement. Et encore, pour le moustique, le mal est clairement identifié.
Je savais que ça sentait mauvais. Même à 2-0. Bizarre je vous dis. Et je ne devais pas être le seul.
Comme si les années de disette depuis 1993, comme si la poisse crasse était là, planant dans le doute. Comme si la victoire demandait de la chance, de la réussite.
Mais force est de constater cette équipe phocéenne sait attaquer et doit réapprendre à défendre. Sinon, ce sera de nouveau plus de dix défaites dans la saison, les occasions ratées, la crainte, les regrets. Le mot ‘confiance’ va ressortir, comme un leitmotiv.
Pourquoi avais-je l’estomac encore noué à 2-0 ? Un syndrome, une allergie, la mauvaise influence des astres. Ou le temps pourri de ce mois d’août. 

Il n’y a pas encore cette assurance indéniable affichée par les lyonnais des trois dernières années. Il ne manquerait presque plus que cela. Et ensuite même Moussilou serait là, trente centimètres derrière, à la bonne place intuitive pousser la balle dans le but vide d’un tir contré de Cissé.

 

Posté par barnabe à 11:40 - Assaisonné en 2007-08 - Commentaires [1] - Permalien [#]

Commentaires

    tiens, ça reprend vie ici
    en même temps que le championnat...
    quel hasard !!!

    et si le billet précédant celui-ci a été globalement compris par ma modeste personne, force m'est de constater que de celui-là, je n'entravis que pouic...

    salutations

    et sinon, toulouse, le mans, rennes et strasbourg, ça a de la gueule comme palmarès de fin de saison non ?

    *rouvre son parapluie et sort*

    Posté par lalune, 22 août 2007 à 14:52

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