Digressions philosophiques et sportives

13 août 2007

Oh ! lasse litanie ...

Comme si nous n’aimions pas JMA.
Bon, ok, je ne l’aime pas. Mais seulement lui, son cerveau surplombant deux jambes alertes. Pas son entreprise lyonnaise, celle-ci est respectable et a prouvé sa réussite nationale.
Parler de football en employant des mots de multinationale cotée au CAC40 est assez fatiguant pour les neurones de l’amateur moyen de football. En fait, l’amateur de ballon rond ne s’y reconnaît pas, il a l’impression que son sport est trahi, que le spectacle est devenu différent, que l’argent et la réussite économique est l’intérêt essentiel d’un club de football.

L’amateur sait que l’argent commande le Monde, la Fifa et JMA. Il le sait car il n’est pas bête. Non, il ne l’est pas.
Cependant, il ne veut pas que l’on lui répète à l’envie, que cela s’affiche dans les médias au point que L’Equipe y trouve un intérêt. L’amateur de sport veut conserver précieusement au fond de lui cette part incongrue de rêve, de naïveté qui fait sa réjouissance d’attendre que la baballe aille au fond des filets.
Comme si JMA était ce chasseur bourru qui dégommait les blanches colombes de nos esprits légers et immaculés de tendresse lorsque nous sourions bêtement à l’approche d’un prochain match.

En cela, je n’aime pas JMA et tous les JMA qui pullulent désormais au dessus des grasses pelouses. Comme si tondre de l’herbe verte pouvait rapporter gros sur le marché.

Rationnellement, l’Olympique Lyonnais qui a été jusqu’à prendre un Olympique dans son nom pour se faire aimer des français, n’est pas encore ce club irrationnel qui permettra l’amour sans vergogne.
Il lui manquera toujours ce scandale de matchs truqués, de dopage, de transferts louches qui apporte tant de reconnaissance internationale. Ou bien, faut-il donc qu’il gagne un jour une compétition européenne.

Mais JMA est triste de considérer qu’à la septième année de domination, les gens se plaisent à voir perdre le lion, à voir lapider la vache sacrée, à sourire de la défaite du sextuple champion de France si bien organisé.
Dans l’histoire d’hier, JMA était le mauvais perdant qui sait qu’une défaite dès la deuxième journée va faire baisser l’action d’OL Coiffure. Mais ce n’est pas un mal, un petit peu de mauvaise foi, cela prouve son envie.
Källström fait profil bas et accepte un légitime carton rouge qui aura pesé sur la deuxième mi-temps jusqu’à cette fin… très lyonnaise … de l’an passé.

Allez, JMA, gagne la C1 et nous n’en parlerons plus.
Et puis, ne t’énerve pas, tu sais bien que ta réussite met en évidence les échecs des autres clubs.
Mais gagne quand même la C1.

Posté par barnabe à 13:10 - Assaisonné en 2007-08 - Commentaires [0] - Permalien [#]

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